14 février 2008

Décès d’Alexandre Morin


Les proches d’Alexandre Morin, décédé il y a un an
exactement, se souviennent des circonstances du drame.
photo : Stevens LeBlanc

Les proches se souviennent

Un an jour pour jour après la disparition d’Alexandre Morin, plusieurs amis du jeune athlète décédé se rendront, ce soir, au pied de la falaise de Sillery, pour lui dire qu’ils ne l’ont pas oublié.

Même si le coroner Serge Turmel n’a toujours pas remis son rapport, les proches de l’adolescent ont déjà été informés de la principale conclusion de l’enquête, soit un événement purement accidentel. La thèse du suicide aurait aussi été complètement écartée.

Alexandre Morin, 16 ans, avait quitté sa demeure en fin de journée, le mercredi 14 février 2007, pour aller faire de la marche rapide à l’extérieur. Une tempête de neige s’est ensuite abattue sur la région. Il serait décédé un peu après minuit. Pendant près de trois jours, des milliers de gens ont participé aux recherches intensives, bâton à la main, partout dans les rues de Québec. Le samedi 17 février, la triste découverte de son corps enseveli, à 10 h 45, avait donné lieu à des moments dramatiques.

La dépouille a été retrouvée prisonnière d’un énorme amoncellement de neige poussé en hauteur par la machinerie, à la gauche du garage municipal de Sillery, au bas de la côte du même nom.

« Un accident »
« Durant l’année, j’ai entendu toutes les rumeurs. Il s’est dit n’importe quoi. Il faut que ça arrête. On reste avec l’idée que c’était un accident et on ne peut avoir plus de réponse que ça. Alex était heureux et content de ce qu’il vivait et nous allons lui dire que nous pensons toujours à lui. Nous nous souvenons de ce qui est arrivé et nous ne l’avons pas oublié », affirme William Garneau. Pour leur part, les parents d’Alexandre ont préféré vivre cet anniversaire pénible de manière discrète.

Le père Jean-Marc Boulé, directeur du Séminaire Saint-François, établissement scolaire que fréquentait le cycliste à l’époque, croit maintenant que la boucle est bouclée. « Nous avons fait exactement ce qui devait être fait. Personnellement, je ne cherche pas les réponses, sinon la vie devient trop difficile. Comme individu, Alexandre a laissé à tout le monde un souvenir impérissable. Plusieurs décès sont survenus à l’école au fil des années, mais il s’agit certainement de l’événement qui a le plus marqué l’histoire du SSF », résume le religieux.


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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