27 février 2008

Paris-Nice : les équipes
décident de participer
malgré le veto de l'UCI

Les équipes cyclistes professionnelles engagées dans Paris-Nice ont décidé mercredi unanimement de prendre le départ de la course le 9 mars, bravant ainsi l'UCI (Union cycliste internationale) qui les a sommées de boycotter l'épreuve organisée par ASO.

"Après avoir consulté l'ensemble des équipes, l'AIGCP (Association internationale des équipes) a décidé à l'unanimité de participer à Paris-Nice", indique le président de l'Association, Eric Boyer, dans un communiqué publié mercredi.

"L'AIGCP a pris cette décision en pensant uniquement aux intérêts sportifs des coureurs et des sponsors des équipes (...) L'AIGCP a informé le président de l'UCI Pat McQuaid de sa décision", ajoute ce texte.

L'UCI, en conflit avec l'organisateur de la course ASO, a placé Paris-Nice "hors règlement" et n'en reconnaîtra pas les résultats.

Pour contourner l'UCI, ASO a confirmé en début de semaine que Paris-Nice serait organisée "selon les règles techniques de la Fédération française" (FFC). En ajoutant que cette édition aurait bien lieu du 9 au 16 mars malgré "les positions hostiles prises par le président de l'UCI".

Au coeur du conflit se trouve le Tour de France, également organisé par ASO, et totalement miné cet été par les scandales de dopage. ASO, pour éviter de revivre une situation semblable, insiste pour avoir le droit de choisir elle-même les équipes qu'elle invite, et pour écarter à son gré celles qu'elle ne veut plus voir.

"Les coureurs lassés"
Mais l'UCI, qui a vendu aux équipes des licences dites "ProTour" avec l'assurance de participer aux plus grandes compétitions, n'accepte pas ce droit de veto des organisateurs, et exige que les équipes de l'élite soient automatiquement admises dans les épreuves majeures.

Dans une volonté d'engager le bras de fer, l'UCI avait sommé lundi les équipes de boycotter Paris-Nice.

L'AIGCP, unanime, a donc tranché en faveur d'une participation, tout en souhaitant "sortir de cette crise grave".

"Pour ne plus avoir à gérer une situation similaire, un rendez-vous a été fixé entre l'AIGCP et l'UCI en début de semaine prochaine", a fait savoir mercredi Eric Boyer.

Les principales victimes de cette lutte d'influence sont les coureurs, impuissants et pris en tenaille entre l'UCI, qui les déclare hors-la-loi s'ils courent Paris-Nice, et leurs employeurs qui exigent qu'ils participent à la course.

"Les coureurs n'ont d'autre choix que de suivre les consignes dictées par leurs employeurs au risque certain de perdre leur emploi sans aucune compensation", déplorait mercredi l'association internationale des coureurs (CPA), s'estimant "otage et victime" de la situation.

"Les coureurs, poursuivait le CPA dans un communiqué, sont profondément choqués et lassés par le conflit qui s'éternise et n'a que trop duré."


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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