22 janvier 2008
Un autre féru de vélo d’endurance se livre à une aventure hors du commun depuis deux semaines. Après Jonathan Paquet-Robitaille qui s’était tapé à l’automne une «ride» de 4000 kilomètres voilà que le mathiassois Bruno Boilard vient de s’embarquer dans une traversée de l’Afrique. Le kamikaze se paie rien de moins qu’une randonnée de 12 000 kilomètres qu’il compte boucler en quatre mois.
André Corbeïj
Bruno est passé à nos bureaux la veille de son départ, galvanisé par l’aventure qu’il allait vivre.
« Je me cherchais un nouveau défi sportif à réaliser pour mes 50 ans. Ce sera sans nul doute le plus grand défi d’accomplissement sportif personnel que j’aurai eu la chance de faire dans ma vie. C’est une amie qui a fait le tour de l’Afrique en 2006 dont la devise est Don’t dream it, do it! qui m’a convaincu. Je m’attaque donc au tour cycliste le plus long au monde. Rien de moins. Ça fait un an et demi que je m’entraîne avec un spécialiste en triathlon en fonction de cette épreuve », lance tout sourire Bruno.
La logistique entourant ce périple est importante. Enseignant à André-Laurendeau, Bruno a dû prendre congé. Le départ de l’expédition s’est effectué le 9 janvier au pied des pyramides, au Caire. Les cyclistes traverseront une dizaine de pays africains. Les participants, près d’une soixantaine, sont âgés de 22 à 67 ans. Ils proviennent de dix-sept pays. La course comporte des volets destinés aux coureurs et aux randonneurs sectoriels.
Bruno Boilard compte rouler près de 125 kilomètres par jour pendant 100 des 120 jours inscrits au calendrier de l’expédition. Comme la température moyenne oscillera autour des 47 degrés Celsius au plus fort de l’après-midi, les cyclistes pédaleront au moment le moins brûlant, en fin de journée.
Parti des pyramides d’Égypte voilà deux semaines donc, Bruno Boilard est attendu au pays le 23 mai avec, comme il le dit « beaucoup d’énergie emmagasinée dans les cuisses. »
« C’est la première fois de ma vie que je me rend en Afrique. Et faire le voyage à vélo me permettra de coller à la réalité de ses habitants et d’aller à la rencontre d’un peuple. L’expérience sera des plus enrichissantes », explique Bruno.
Chaque participant qui s’est inscrit au Tour d’Afrique 2008 épouse une cause humanitaire. Bruno pédalera pour Cyclo Nord-Sud, un organisme humanitaire qui collecte des vélos pour les redistribuer aux plus démunis de ce monde.
« Je suis animateur de vie spirituelle à l’école secondaire André-Laurendeau. Nous avons amassé en octobre 75 vélos qui ont été envoyés par conteneur dans un pays du tiers monde. Pour moi, faire le Tour d’Afrique c’est en quelque sorte boucler la boucle de cette cause humanitaire dédiée au vélo », conclut Bruno.
Bruno Boilard possède un blog sur Internet sur lequel on peut prendre régulièrement de ses nouvelles.
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