29 janvier 2008
La mise en place du passeport biologique dans les pelotons afin de lutter contre le dopage sanguin, ne va pas se faire dans la facilité. Si le principe a été plus ou moins difficilement validé, sa procédure d'exécution donne déjà la migraine aux experts. La marge d'erreur entre soupçon et sanction existe et pose problème.
Le professeur Michel Audran explique ainsi qu'il faut fixer un taux de fiabilité en établissant un seuil de positivité suffisamment efficace. Plus on augmente ce dernier (à 1 erreur sur 10 000 suivis par exemple, c'est-à-dire en prenant énormément de précaution dans la lecture des résultats), plus les tricheurs auront des chances de passer entre les mailles du filet. En diminuant ce seuil à environ 1 sur 100 ou sur 1000, les dopés sont bien plus menacés, mais le risque de faire des victimes chez les innocents est revu à la hausse.
Toute la discussion actuelle réside donc dans le placement du curseur. Experts juridiques et scientifiques en débattent avec les trois organisations à l'initative de ce passeport (UCI, AMA et ministère français des sports). Les premiers cyclistes qui seront compromis par ces nouveaux tests ne manqueront évidemment pas de jouer sur cette ambivalence et les premiers cas qui passeront devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) seront déterminants.
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