26 novembre 2008
Le cœur est la pierre angulaire de la haute performance en cyclisme. Après le rythme effréné des compétitions, on l'a laissé parler, jeudi soir dernier, dans un hommage touchant au Châteauguois Martin Gilbert qui a représenté le pays aux derniers Jeux olympiques.
Michel Thibault
La Ville de Châteauguay a organisé la soirée pour honorer l'exploit hors du commun que représente une participation au plus grand rendez-vous sportif de la planète. Martin Gilbert et ses parents ont profité de l'occasion pour livrer des témoignages vibrants de reconnaissance.
Prenant la parole devant environ 130 invités réunis dans une grande salle de la Maison des jeunes de Châteauguay, le maire Sergio Pavone a exprimé combien toute la municipalité était fière de l'exploit de Martin, 12e à la course sur piste à l'américaine aux Jeux de Pékin.
« Il n'y a pas un million de personnes qui peuvent se rendre aux Jeux olympiques. Martin Gilbert est parmi les meilleurs au monde et c'est quelqu'un de chez nous !», a déclaré le maire. «Une communauté a besoin de phares, de gens capables de donner une direction à la jeunesse. Martin Gilbert a continué ses études tout en poursuivant ses aspirations sportives. Il est un exemple pour notre jeunesse. »
Auparavant, le héros de la soirée a rappelé son parcours difficile jusqu'aux Jeux de Pékin et salué les gens qui ont contribué à la réalisation de son rêve, dont bon nombre étaient présents dans la salle.
« Ce que j'ai accompli dans le sport, je ne l'ai pas fait tout seul mais grâce au soutien constant de plein de monde », a dit Martin Gilbert. Il a rendu un hommage particulier à trois personnes qui ont vécu son aventure «de l'intérieur», son père, Daniel Gilbert, sa mère, Colette Brunet, et sa conjointe, Mathilde Hupin-Debeurme.
Un grand pincement au cœur, a-t-on compris, c'est de voir ses proches si loin quand il triomphait aux quatre coins de la planète. « Quand je performais bien à l'extérieur du pays, moi je le vivais mais eux ils étaient au Québec », a noté l'athlète de 25 ans.
Cet éloignement n'est pas facile pour les parents. « Il y a beaucoup de choses que les gens ne voient pas », a noté Daniel Gilbert, dans une allocution émouvante. Champion canadien, Martin a été confié aux soins de l'entraîneur national Éric Van den Eynde dès l'âge de 15 ou 16 ans pour assurer sa progression. « C'est comme si on donnait notre enfant », a dit Daniel Gilbert, la voix serrée par l'émotion. « Martin passait des semaines seuls avec son entraîneur en Australie, à l'autre bout du monde. »
Celui qui est toujours l'entraîneur de Martin est devenu comme son deuxième père, souligne Daniel Gilbert, et il en a bien pris soin.
Le père de l'olympien a dit un grand merci à « tout le monde qui a aidé Martin ». « Chacune des personnes présentes dans la salle l'a fait à sa manière à un moment ou un autre. Je remercie aussi la Ville de me permettre de faire ça », a affirmé Daniel. Il a donné un coup de chapeau particulier à l'adjointe exécutive du maire Pavone, Diane Gagnon, qui a organisé la fête, un buffet suivi des hommages.
Les gens ont témoigné leur admiration et leur affection au héros du jour en lui réservant une ovation de plusieurs minutes. « Je ne peux pas donner de rappel ! », a blagué Martin, debout sur la scène après son allocution, tout le monde devant qui applaudissait. Dans la salle, Daniel Gilbert et Colette Brunet avaient le visage illuminé par la fierté.
« Martin, c'est mon idole. Je suis tellement fière de lui », a dit sa mère.
page mise en ligne par SVP

vélo
ski de fond
plongeon
Consultez
notre ENCYCLOPÉDIE sportive