Mark Heinrich
L'Autrichien Bernhard Khol a avoué mercredi s'être dopé sur le Tour de France, dont il avait terminé troisième au classement général et meilleur grimpeur.
Les résultats des tests effectués durant la course "correspondent aux faits. J'ai succombé à la tentation", a dit Khol lors d'une conférence de presse lors de son retour à Vienne, deux jours après que le manager de son équipe a révélé le contrôle positif.
Hans-Michael Holczer, le manager de la Gerolsteiner, avait dit lundi à Reuters que Khol avait été testé positif à l'EPO CERA.
"J'ai décidé de renoncer à mon droit de demander l'analyse de l'échantillon B. Beaucoup de personne ne me croiraient pas. Qui croirait un sportif qui avoue ça ?", a dit Khol, la mine sombre, lors d'une conférence de presse retransmise par la télévision nationale autrichienne ORF.
"Je suis le seul à blâmer pour ce gâchis."
L'ORF a indiqué que Khol, qui risque deux ans de suspension, n'a pas révélé comment il s'était procuré le CERA mais il a dit l'avoir utilisé après sa chute dans le Dauphiné Libéré en juin, car il se sentait faible.
L'ORF a précisé que le coureur avait fondu en larmes à plusieurs reprises durant la conférence de presse mais n'a pas montré les images.
Un autre coureur de la Gerolsteiner, l'Allemand Stefan Schumacher, vainqueur des deux contre la montre du Tour 2008, a également été testé positif durant la course.
Reinhold Lopatka, le ministre des Sports autrichien, a regretté lundi l'infraction de Khol, qui a choqué les fans de sport, et dit que les Autrichiens avaient perdu une idole.
Mais Lopatka a dit que cet incident montrait que le système de lutte contre le dopage était meilleur que jamais.
Khol était le premier Autrichien à porter le maillot à pois de meilleur grimpeur.
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