30 septembre 2007

Les Canadiens à la dure

Montréal, 30 septembre 2007 – Les trois Canadiens en lice à la course en ligne masculine des Championnats du monde de cyclisme sur route ont été contraints à l’abandon, dimanche, à Stuttgart. Pour une deuxième année consécutive, l’Italien Paolo Bettini a été sacré champion du monde. Au fil d’arrivée, l’Italien et champion olympique en titre a devancé le Russe Alexandr Kolobnev et l’Allemand Stefan Schumacher.

Dominique Rollin (Boucherville), Svein Tuft (Langley, C.-B) et Cameron Evans (Delta, C.-B) ont respectivement posé pied aux douzième, onzième et dixième tours de l’épreuve qui en comptait 14.

« Le parcours de 270 km était assez dur et honnêtement, c’est complètement un autre niveau de compétition », a reconnu Kris Westwood, gérant de l’équipe canadienne. « C’est comme si les gars étaient passés d’une équipe de hockey junior à une de la LNH. Les trois participaient à leurs premiers Championnats du monde élites. On savait qu’ils n’allaient pas lutter pour les médailles et la question était plutôt de savoir s’ils étaient capables de parcourir la distance dans ce peloton relevé. Aujourd’hui (dimanche), personne n’était dans une grande journée. »

Au sixième tour, un groupe d’une quarantaine de coureurs s’est échappé et a pris une avance d’un peu plus de deux minutes. L’équipe néerlandaise a fait le travail pour ramener le peloton, mais en vain. Avec quatre tours à faire, c’était au tour du train italien de se mettre en marche pour combler l’écart et bien placer son meneur Bettini. Le rythme effréné imposé par la Squadra azzura aura permis au peloton de faire la jonction, mais il aura vidé les énergies des Canadiens.

Dernier survivant de l’équipe canadienne, Dominique Rollin, retient plusieurs aspects de sa journée. « J’ai pris une bonne leçon sur un circuit qui me convenait à l’exception d’une ascension un peu trop pentue. Je n’avais pas fait cette distance depuis juin, alors j’ai tenté de m’adapter en étant plus conservateur. Mon abandon est vraiment juste une question de nutrition. Après 200 km, j’ai commencé à ressentir des maux de tête à cause d’un manque de sucre et d’une déshydratation. Ça faisait quatre mois que je n’avais pas fait cette distance, alors j’étais moins habitué à manger et récupérer autant. »


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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