
Cinquième étape du Tour de L'Aude, mercredi 23 mai
Cette 5e étape, la plus difficile du tour jusqu’à présent, a mené les coureuses profondément dans les Pyrénées, tout près de la frontière espagnole. Sur le chemin, deux cols hors catégorie. La route promettait d’être rude.
Comme on devait s’y attendre, le peloton s’est brisé au kilomètre 29, sommet du Col du Calvaire. Une descente rapide a suivi et huit coureuses sont parvenues à prendre le large alors que la chasse s’organisait derrière. Anne Samplonius et Jessica Philips se trouvaient alors dans le troisième groupe, entourées de 15 autres coureuses. Juste derrière se trouvait un autre groupe comprenant Meshy Holt et Erinne Willock, la grimpeuse de Colombie-Britanique, qui après un début difficile semble retrouver le rythme qui a fait d’elle l’une des meilleures coureuses canadiennes ces dernières années. « C’est un tour difficile pour moi, disait-elle aujourd’hui à l’arrivée, puisque je reviens d’une blessure au genou. Mais je me sens bien et je grimpe bien maintenant ».
D’autres dans l’équipe n’en disaient pas autant. L’ontarienne Amanda Shaw et Joëlle Numainville ont toutes les deux eu du mal à suivre le rythme au début de la course et elles ont dû se battre bravement pour éviter de terminer hors délai. Leurs efforts ont été largement récompensées, Joëlle terminant même dans « l’autobus » qui comprenait Ina Teutenberg de T-Mobile, et elles prendront toutes deux le départ demain.
Notons toutefois que Joëlle a insisté sur le caractère difficile de la journée qui l’a forcée à livrer un rude combat (disons simplement que les mots qu’elle a employés pour décrire sa journée – nous ne les répéterons pas ici sur un site Internet susceptible d'être lu par toute la famille... - ne laissaient pas place à interprétation !) Notons que six filles du peloton ont terminé hors délais et ne repartiront pas demain.
L’équipe expresscopy.com/Argon 18 conserve un moral d’acier. Anne Samplonius, qui en a vu bien d’autres, soulignait que les choses avaient été bien mieux que la veille et, nous reprenons ses mots empreints d’un certain humour, « qu’avant la fin de la course, nous serons comme des fleurs prêtes à éclore ».
Pour terminer, soulignons que les filles ont aussi la chance d’apprécier la beauté du pays… une fois qu’elles grimpent dans la voiture qui les ramène à la maison après la course. Le mot de la fin revient à Meshy : « Je sais que nous sommes passées à côté d’une rivière à un moment, mais assise sur mon vélo, je n’ai pas pu l’apprécier ! »
Demain, l’étape de Rieux Minervois avec 113km.
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Les comptes-rendus sont d'abord publiés en anglais sur le site de l’équipe expresscopy.com/Argon 18. Nous pouvons vous les offrir en Français grâce à Bruno Paradis de Argon 18. 
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