22 septembre 2007

Rossi blâme les autorités nationales

Celui qui a initié Geneviève Jeanson au cyclisme, Joseph Tino Rossi, blâme l'Association cycliste canadienne (ACC) et Sport Canada de n'avoir rien fait pour ramener dans le droit chemin la coureuse et son entraîneur. M. Rossi, aussi président des Mardis cyclistes de Lachine, n'en veut pas à l'entraîneur André Aubut, et il ne regrette pas de l'avoir présenté à Jeanson.

Hugo Fontaine

Alors que Geneviève Jeanson faisait partie de l'équipe nationale, André Aubut et elle se tenaient toujours à l'écart du reste de la formation. « On a vu qu'ils faisaient cavalier seul, qu'ils ne s'étaient jamais associés à l'équipe, a dit Joseph Rossi à La Presse. À ce moment-là, l'ACC n'a pas réagi. Elle a laissé au duo le champ libre pour opérer à sa guise. »

« On aurait pu éviter le problème, on aurait pu ne pas attendre 10 ans pour faire la lumière là-dessus, poursuit-il. Dès qu'on a vu qu'André voulait être l'entraîneur absolu de Geneviève, c'est là qu'il aurait fallu que l'ACC et Sport Canada fassent respecter les normes établies. »

Selon Joseph Rossi, plus personne n'avait de contrôle sur Aubut et Jeanson. « Même le père de Geneviève m'a dit qu'il n'avait plus de contrôle sur sa fille », dit-il.

Il ne blâme pas la coureuse. « Ce n'est pas de sa faute. Geneviève vivait dans une cage, raconte Joseph Rossi. Quand l'entraîneur ouvrait la cage, il donnait la petite cuillère et il disait "Mange ça". Elle était innocente. »

Néanmoins, Rossi refuse de faire porter le blâme à Aubut. « Ce n'est pas de sa faute. Il s'y est pris d'une façon pour y arriver et elle a suivi. Il s'y est pris d'une façon qui n'était pas surveillée. Personne ne surveillait ce qu'il faisait avec l'athlète. »

« Je n'en veux pas à André, je n'en veux pas à Geneviève, ce sont les circonstances qui en ont voulu ainsi », conclut M. Rossi.


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Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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