
Satanées crampes
Des crampes aux jambes ont empêché David Veilleux de remporter la Classique Louis-Garneau Montréal-Québec hier, alors que le cycliste de Cap-Rouge a été dépassé au sprint par Alexandre Nadeau, de Saint-Bruno.
Ian Bussières
« Je suis déçu, car je pensais vraiment être capable de le dépasser. Normalement, je fais bonne figure dans les sprints de fin de course, mais je n’ai pas réussi à cause des crampes », explique le coureur de l’équipe Jittery Joe’s qui luttait pour la première place avec Nadeau et le Montréalais, Mathieu Toulouse.
« Alexandre sautait parfois ses relais, mais il a quand même bien travaillé. Il devait se dire qu’il n’avait pas à prendre tous ses relais puisqu’il n’est pas un coureur professionnel », a poursuivi Veilleux.
Le Carougeois de 19 ans a tout de même amélioré son classement par rapport à sa neuvième place de l’an dernier, lors de sa première participation à la Classique Louis-Garneau.
« J’ai déjà roulé 15 000 km cette année et d’ici la fin de la saison, je vais participer aux championnats du monde et aussi au Tour de l’Avenir en Europe ».
De super jambes
De son côté, le gagnant de l’épreuve de 252 km avait les larmes aux yeux après avoir franchi le fil d’arrivée. « J’avais de super jambes et tout s’est bien passé au début. Mes coéquipiers m’ont encerclé et m’ont donné de la bouffe », indique le membre de l’équipe Sleeman Clear TATV, qui a complété le parcours en 5 h 11 min 29 s.
En fin de course, il craignait énormément une poussée éventuelle de Veilleux. « Je me suis retourné et j’ai vu qu’il semblait avoir des crampes, et j’ai su que j’allais gagner », poursuit-il.
La victoire revêtait une signification encore plus grande pour le cycliste de 28 ans, qui occupe un emploi à temps plein comme ingénieur en photonique. « C’est mon meilleur résultat à vie, et c’est encore plus motivant étant donné que j’affrontais des coureurs qui s’entraînent beaucoup plus que moi. Je ne peux en faire autant, car je travaille 40 heures par semaine », a commenté le gagnant.
Spécialiste du vélo de montagne, Mathieu Toulouse de l’équipe Eva Devinci, a pris la troisième position, la même que lors de la Classique Louis-Garneau 2004.
« Je savais que j’étais capable de me rendre jusqu’au bout à cause de mes résultats en 2004, mais j’aurais bien aimé gagner cette fois-ci. J’ai essayé d’attaquer les deux autres dans les côtes, mais ils n’ont jamais décroché. Dans les 200 derniers mètres, je savais que je n’avais aucune chance contre ces deux-là ».
Greg Reian, de l’équipe Calyon/Litespeed, et Nick Rowe, de Volkswagen-Trek, ont pris les quatrième et cinquième places après avoir été largués par le trio de tête entre les deux pentes de Neuville.
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