24 août 2007

Votre bilan des débuts du Vélib'

Matthieu Jamin : "très agréable quand il ne pleut pas"
J'utilise le service régulièrement depuis quelques temps pour mes trajets domicile - travail (canal Saint-Martin - Invalides) en lieu et place de ma moto, et certains déplacements du week-end. Très agréable quand il ne pleut pas.

Il s'avère, même si je suis réputé pour avoir un bon coup de pédale, que 30 minutes pour traverser la Seine, c'est parfois, souvent, un peu court. 15 minutes supplémentaires ne seraient pas du luxe.

Globalement satisfait du service mis à part un suremcombrement des stations dans le 7e le matin (souvent plus de 45 minutes supplémentaires pour pouvoir se débarrasser de la fichue bicyclette, très très lourde dans ce cas). J'en viens même parfois, je l'avoue à regretter ma moto pollueuse...

Gaël Olivier-Lacamp : "je suis un accro au Vélib'"
Je suis un accro au Vélib', sauf comme ce matin ou il pleut comme vache qui pisse !

J'ai débuté, l'expérience début août, lors d'une semaine de reprise de boulot. Et depuis deux jours j'ai repris mes bonnes habitudes : petit Vélib' en bas de chez moi jusqu'à Montparnasse, puis métro. Retour le soir après le boulot, petit Vélib' à Montparnasse jusqu'à chez moi. Légère galère hier soir lorsqu'il a fallu rendre le vélo : pas de place autour des stations les plus proches de chez moi. Après quelques hésitations, j'ai attendu, calmement à une station et quatre Vélib'istes (?) vélibiens ( ?) sont venus prendre leur vélo. Durée d'attente: 3 minutes...

Bref bien mieux que mon vélo qu'il faut attacher, détacher, ranger au bas de l'escalier... Et supporter l'angoisse d'être volé dans la journée...

Nicolas Grumel : "coup de gueule ! "
Je suis plutôt partant pour faire du sport dans les rues de la ville, et ma conscience écolo étant titillée par le fait que je roule quotidiennement en moto, objet tellement plaisant mais aussi polluant, j'ai pris ma carte non pas du PS ou des Verts, mais du Vélib'.

Tout content de délivrer le bicloune de sa borne en ferraille, j'ai pourtant surtout eu, depuis le début, sacrément l'impression de me faire arnaquer par Decaux. Et encore plus ce week-end de mi-août !

En effet, près de chez moi (rue Custine, 18e), il y a trois bornes mais jamais de vélos, ou alors quand il y en a un, pauvre bougre, on ne peut le détacher, ça sonne rouge !

Alors je vais à pied jusqu'à la Goutte d'Or, soit dix bonnes minutes. Ce qui, soit dit en passant, me pousse, en cas de coup de bourre (pour le travail, et même pour le ciné, car le film, lui, démarre à heure fixe !) à prendre la moto, elle au moins démarre au quart de tour, je suis certain que je vais pas avoir à chercher un moyen de transport dans tout le quartier…

Hourra, y'à un vélo de libre à la borne Vélib' de la Goutte d'Or ! J'arrête de maugréer, ce qui satisfait mon amie… Mais le problème, c'est qu'à l'arrivée, ben y'a pas de place… C'était samedi soir, pour aller voir les Suprêmes Dindes sur la scène Indétendances (le seul moment où j'ai mis les pieds à Paris Plage, car j'aime pas qu'on me fasse prendre un ersatz d'étendue de sable fin pour une île paradisiaque, faut pas se foutre de ma g… non plus !), c'est super ce groupe, de vraies indépendantes qui font avancer à leur manière la cause de la femme, si vous connaissez pas allez-y !

Donc, en haut du quai j'entends les premières notes du concert, mais là, pas une place à la station Vélib' la plus proche pour rendre mon vélo. J'en fais deux-trois en urgence pour rien rater, à fond dans les ruelles du Marais je vous dis pas, y'a encore quelques japonaises qu'en ont la chair de poule, et rien à faire, c'est tout plein partout !!! Vu que je suis fan et que mon amie m'attend (elle possède sa propre bicyclette), je me dis tant pis, j'accroche mon Vélib' au sien sur le mobilier urbain, et on verra plus tard… Le concert était super, on a passé une bonne soirée.

Seulement, faut pas me prendre pour un jambon : je vais pas rajouter 3, 4 ou 5 € à chaque soirée dans un vélo juste parce que Decaux, qui maintenant qu'il a eu son marché, n'a pas fait son boulot et pas reventilé les Vélib' sur les différentes bornes ! Ils n'ont qu'à payer plus de gars pour le faire, ce boulot, après tout !

Conclusion politique : c'est pas à cause de ça que je ne vais pas continuer à voter Delanoë. N'empêche, s'il continue à fanfaronner à la télé et dans les journaux en disant que c'est le système idéal, alors que moi ça me fout en rogne à chaque fois que je cours après un Vélib', ben ça changera peut être. Et puis, le plus important finalement, c'est que le Vélib' n'a pas remplacé ma bonne vieille grosse cylindrée : si je veux être certain d'arriver à l'heure, désolé mais y'a pas mieux. J'ai pas encore confiance dans le système ! En attendant, bonne route !

Arnaud Lépine : "je fais partie des 5 % d'utilisateurs tombés sur une borne défectueuse"
Premier week-end après le lancement de Vélib', nous décidons de partir à la découverte de Paris by vélo. Le vélo ne parait pas si lourd et est plutôt maniable, on s'y attache rapidement. Ce qui est moins attachant, ce sont les couloirs de bus, où mon amie a été "poursuivie par un bus énorme".

Autre frayeur, les quatre voies qui surgissent sans prévenir. Alors que nous nous engagions sur une deux voies, voilà que surgit d'un tunnel deux autres voies qui les rejoignent (près de la Tour Eiffel). Nous nous sommes retrouvés pris en sandwich dans une situation délicate à gérer. Ce n'est finalement pas un problème, l'expérience nous apprend rapidement quels sont les endroits trop fréquentés par les voitures.

En dehors des grands axes, les promenades en Vélib' sont véritablement agréables, on redécouvre les rues parisiennes. Concernant la densité des bornes Vélib', rien à redire, c'est très satisfaisant.

Autre expérience, beaucoup moins plaisante. Nous décidons de "tester" Paris avec le programme suivant : Vélib', direction le Parc André Citroën, pour se connecter au service wifi de Paris. Au retour, je gare mon Vélib' sur la bornette qui passe au rouge et non au vert. Je regarde mon compte qui m'annonce que je n'ai pas rendu mon Vélib'. Je fais partie des 5 % d'utilisateurs qui ont la malchance d'être tombé sur une borne défectueuse, m'informe le site de Vélib'. Je n'ai qu'un seul recours, appeler le numéro d'aide. J'aurais aimé le faire, mais le service est incapable de prendre mon appel. Lors de l'attente, une musique sympathique mais aucune information. Au bout de 8 minutes, l'appel est coupé. Je n'ai pas apprécié, sachant qu'il y a 150 euros de caution et les heures de locations qui défilent. Je donne l'accès à mon compte bancaire et je n'ai pas la possibilité de savoir ce que Vélib' va faire de cette accès. Au final, cela a néanmoins été correctement géré par Vélib' et j'ai pu constater que la surcharge de la "hotline" était lié au week-end. N'empêche que...


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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