6 août 2007

Il existe beaucoup de solutions, mais il manque de volonté !

Laurent Martel

Le cyclisme sort-il grandi du Tour 2007 ? Selon nous, il sort en fait nettement affaibli. C’est le foutoir complet entre coureurs, sponsors, organisateurs de courses et instances dirigeantes. La crédibilité du sport est au plus bas. Rien n’indique que les mentalités changent. Le premier coureur français pointe à la 27e place et c’est le vétéran Stéphane Goubert, 37 balais !

Bref, le navire du cyclisme se fissure de partout. Dans tout ce noir, d’où viendra la lumière ? À l’heure actuelle, on ne connaît pas de réponse à cette question et c’est bien ce qui nous décourage. Mais nous partageons tout à fait les propos intéressants de Daniel Baal, publié dans le journal Le Monde.

Quant à Louis Bertrand, commentateur sur le Canal Évasion, il ne se contente, comme beaucoup d’autres, que de soulever LA question : quelle est la solution ?

M. Bertrand et les autres, il existe beaucoup de solutions, mais il manque de volonté !

Que les équipes commencent par être sérieuses en excluant de leur encadrement les médecins et soigneurs. Ces derniers doivent désormais être totalement indépendants, fournis par l’UCI et en charge d’une équipe différente à chaque année. Messieurs les coureurs n’accepteraient pas ce mode de fonctionnement ? Alors on ne leur délivre pas de licence de course. Ils peuvent aller pointer à l’usine le lundi matin si cela leur plait davantage… Ces médecins indépendants seraient évidemment en charge d’un strict suivi longitudinal de même qu’en charge de contrôles inopinés en connaissant en tout temps le lieu où les coureurs sous leur responsabilité s’entraînent. Des rapports réguliers seraient remis à l’AMA et l’UCI pour analyse. Comme pour le taux d’hématocrite, des variations inattendues de certains paramètres comme la testostérone conduiraient à une suspension temporaire du droit de courir, le temps que les paramètres redeviennent normaux.

Il faut ensuite revoir les protocoles de contrôles antidopage sur les courses. Il est abérant que les coureurs disposent d’une heure pour aller pisser après l’arrivée… Les contrôles doivent se faire de façon plus stricte, c’est aussi une question de crédibilité.

Il faut ensuite augmenter sensiblement les peines pour les premiers contrôles positifs. La peur du gendarme fonctionne très bien… 4 ans de suspension pour un premier contrôle positif. Radié à vie pour une récidive.

Il faut ensuite instaurer un système de financement pour les analyses anti-dopage et pour la recherche afin de trouver de nouvelles méthodes de détection. Un pourcentage de tous les revenus générés par le cyclisme professionnel (droits télé pour les organisateurs de courses, primes de victoires pour les coureurs, ventes de revues et journaux spécialisés, etc.) doit être ré-affecté vers le financement de la lutte contre le dopage, sous-financé actuellement.

Il faut enfin réduire les charges imposées aux coureurs. Pourquoi ne pas adopter le principe d’un jour de repos par semaine de course, portant à trois ces jours de repos sur les grands tours ?

La mise en oeuvre de ces mesures serait selon nous un grand pas vers un sport plus clean et plus crédible.

Nous avons été ravi de lire l’article intitulé J’aime le Danemark de Pierre Foglia publié dans La Presse du lundi 23 juillet dernier (cahier Sports). On lisait à la toute fin de l’article ceci : J'écrivais un peu vite l’autre jour que lorsque tout le monde triche, personne ne triche. En fait, il y en a qui trichent mieux que d’autres.

En effet M. Foglia, un peu vite. Comme d’habitude lorsque vous parlez de cyclisme dans vos chroniques.


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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