23 juillet 2007

Le cyclisme, sport ou spectacle ?

Le cyclisme est le reflet du sport du XXIème siècle. Un sport spectacle, une industrie, au même titre que le cinéma ou la musique. Dans ce cas, pourquoi s’offusquer devant les affaires de dopage ?

Le cyclisme, comme tous les sports professionnels, est devenu un spectacle comme un autre, au même titre que le cinéma ou le catch.

Personne ne crie au scandale, à la mystification lorsqu’il regarde Die Hard 4 en voyant Bruce Willis faire des cascades incroyables. Tout simplement parce que l’on sait que c’est du cinéma dont le seul but est de nous divertir.

Il faut prendre le sport pour un spectacle et rien de plus. Ne pas mettre la performance sportive comme critère de qualité, ni faire des sportifs professionnels des surhommes mythiques.

Les sportifs sont des acteurs, ils sont payés pour faire un spectacle et faire rêver les foules. Le dopage est au sport ce que les effets spéciaux sont au cinéma : un artifice pour faire rêver.

Si vous voulez du sport, du vrai, ce n’est pas devant la télé qu’il faut aller mais allez plutôt faire du sport en amateur, sans esprit de compétition, seulement pour vous amuser.

D’ailleurs il suffit de faire une analogie entre le cinéma et le cyclisme pour comprendre que ce dernier est devenu un spectacle.

Au cinéma, Hollywood a compris depuis longtemps que pour faire de l’argent il fallait remplir les salles de ciné, et pour remplir les salles de ciné il fallait faire des films à gros budgets, avec des effets spéciaux, de l’action, du suspense, de la démesure.

En France, on est fier de notre cinéma d’auteur, nos Lelouch, Godard, mais les salles sont vides lorsqu’il y a un Lelouch à l’affiche. Logiquement, un Lelouch sans explosion d’un immeuble et sans un Bruce Willis, ça ne fait pas rêver le spectateur habitué aux films hollywoodiens.

Dans le cyclisme c’est pareil.

Tout le monde a compris (notamment les Espagnols, les Américains, Italiens, Allemands) que pour attirer les télés, les sponsors et les spectateurs, il fallait du spectacle, du suspense, de la démesure, et pour cela il faut mettre des moyens et donc du dopage. Logiquement, pour tenir 3 semaines sur un Tour de France, tambour battant avec seulement deux jours de repos, il faut bien trouver des artifices.

Dans le cyclisme français, on est fier de notre cyclisme "propre". Bilan, on est incapable de sortir un vainqueur du Tour, et les spectateurs dénigrent les coureurs français. Hélas un Français qui finit 150eme d’une étape, cela ne fait pas rêver, ni s’enflammer.

Les médias parlent de plus en plus de "sport spectacle", ce qui prouve bien que l’on n’est plus dans le domaine du sport de Coubertin.

Le sport du XXIeme siècle, c’est du sport spectacle, du business, de l’industrie.

On parle d’industrie du cinéma, d’industrie de la musique...

Star Academy avec ses pseudos stars, le sport avec ses pseudos champions.

Il n’y a finalement pas beaucoup de différences entre Jennifer et un Landis, les deux reposent leur carrière sur une "mystification". Les votes du public, la testostérone.

Alors qu’est-ce qui dérange ? Qu’est ce qui nous empêche de nous enflammer pour une Jennifer ou un Landis ?

L’hypocrisie.

On veut nous faire croire que Jennifer c’est Mozart, et Rasmussen un Hercule des temps modernes.

Personne n’est dupe en regardant la Star Academy ou Die Hard... et pour le sport à quand le tour ?


page mise en ligne par SVP

Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
vélo ski de fond plongeon
Consultez notre ENCYCLOPÉDIE sportive