Mission accomplie pour Martin Demers et son comité d'organisation. Malgré le temps incertain, une foule évaluée à une dizaine de milliers de personnes a vu l'élite mondiale du vélo de montagne s'affronter sur le parcours de Saint-Félicien.
Johanne St-Pierre
À l'issue de la journée, tous étaient heureux : les coureurs qui ont adoré le challenge du circuit, la foule qui s'est montrée enthousiaste, voire survoltée par moment, et l'organisation qui a savouré un succès inespéré.
Invité à gravir le podium en compagnie de son président d'honneur, Jean-Pierre Senneville, et du maire de Saint-Félicien, Gilles Potvin, le président du comité d'organisation, Martin Demers, n'a pas été capable de retenir ses larmes lorsque la foule l'a ovationné pour le tour de force accompli hier. Tour de force parce que lui et son équipe ont pris au pied levé la présentation de cette 5e tranche de la Coupe du Monde de vélo de montagne.
"C'est au-delà de mes espérances. Tout a marché comme sur des roulettes, à part peut-être le temps, mais c'est du temps de vélo de montagne" a-t-il fait valoir.
Selon lui, la population a pu découvrir la beauté de ce sport et ses athlètes. "C'est intense. Ça commence à 10h le matin et ça se termine le soir. Il n'y a pas de temps d'arrêt. C'est un vrai spectacle !"
Peut-on espérer accueillir de nouveau une étape de la Coupe du Monde ? "On va voir. Cette semaine, nous devrions recevoir prochainement des avis de l'UCI. Le calendrier officiel va sortir d'ici une semaine ou deux. Il reste des places disponibles et tout est possible. Nous sommes désavantagés parce que nous ne pouvons présenter qu'une épreuve, le cross-country. Mais si ce n'est pas l'an prochain, ce sera une autre année. Nous avons prouvé que nous sommes capables de relever le défi", conclut cet éternel optimiste.
La Coupe en bref
Pour cette 5e étape de la Coupe du monde, 78 athlètes féminines ont pris le départ contre 97 du côté masculin. Une vingtaine de pays étaient représentés. Les femmes devaient rouler à cinq reprises la boucle de 6,4 kilomètres en plus d'une boucle de départ tandis que les hommes l'effectuaient à six reprises plus la boucle de départ...
- Pour les amateurs de statistiques, sachez que les femmes ont maintenu une vitesse moyenne de 16,52km/h sur le parcours de 33,6 km. Les hommes ont roulé les 40 km à un train d'enfer avec une moyenne de 18,76 km/h...
- Julien Absalon et José Antonio Hermida Ramos ont beaucoup apprécié les étapes canadiennes. "Pour pouvoir s'imposer sur le circuit canadien, il faut être à la fois fort physiquement et techniquement. C'est un circuit pour des coureurs très complets. C'est du vrai mountain bike", affirme Absalon. Loin de le déranger, les changements de température (averse/soleil) ont constitué un défi additionnel qui lui a plu.
- Plusieurs articles à l'effigie de la Coupe du monde de Saint-Félicien étaient disponibles sur le site : T-Shirts, casquettes, chaussettes et parapluies...
- Quelque 1000 clochettes de plastique ont été distribuées gratuitement parmi les spectateurs. Les coureurs ont donc été bruyamment encouragés...
- Une maquilleuse et quelques mascottes se chargeaient de l'animation sur le site avant le coup d'envoi de l'épreuve féminine...
- Une quarantaine de jeunes âgés de quatre à neuf ans ont participé à la course des Bibittes. Toujours craquant de voir ces bouts d'choux se donner à fond, avec, pour les tout-petits, papa ou maman prêt à donner un petit coup de main...
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