28 juillet 2007
S’il faut se fier au dire du directeur général de Vélo-Sécur, Daniel Dion, le comportement des usagers des voies cyclables s’améliore d’année en année à Québec, résultat du travail continuel de ses employés à sensibiliser la population.
Nicolas Bégin
À l’heure actuelle, 14 patrouilleurs sillonnent entre autres les corridors des Cheminots et du Littoral. Ces étudiants en techniques policières ne peuvent toutefois pas émettre un billet d’infraction. Qu’importe, les résultats sur le terrain semblent être la preuve d’une amélioration.
En 2006, 12 patrouilleurs ont effectué 17 540 interventions sur le réseau cyclable à Québec, dont presque 4500 en rapport au «Code de la sécurité routière». Ils ont prodigué les premiers soins à 193 reprises pour des accidents mineurs. Il y a eu deux transports par ambulance. Mentionnons que les chiffres de 2007 seront disponibles à l’automne seulement.
« Ça diminue d’année en année, à cause du travail qui est fait, de l’éducation et de la sensibilisation », jure le directeur général de Vélo-Sécur, Daniel Dion.
Les patrouilleurs de Vélo-Sécur se veulent donc un bon complément au travail des effectifs policiers.
Cohabitation difficile
Cyclistes, patineurs, randonneurs, personnes handicapées et promeneurs avec leur chien font partie de la liste des usagers. Et il y en a parfois d’autres. « On a même déjà vu une mère changer son bébé sur la piste cyclable », confie M. Dion.
Si amélioration il y a, reste que la bonne entente entre les différents usagers demeure un défi quotidien. « Il faut essayer que tout le monde s’entende et respecte les autres, indique M. Dion. Quand il y de belles journées, tout le monde embarque là-dessus. La cohabitation cause problème. »
Problème de conscientisation
À sa première année au sein de l’équipe Vélo-Sécur, le patrouilleur Simon Laborde croit que les pistes cyclables sont victimes de leur popularité. Un très grand nombre de personnes y circulent, mais à différentes vitesses.
« Il y a un manque de conscientisation populaire, déclare-t-il. C’est rare qu’on fait de la grande discipline. En général, c’est plus de la sensibilisation. Les gens ne savent pas comment rouler sur les pistes cyclables. Généralement, ça va bien. Le gros problème c’est l’éducation. Et on est là pour ça. »
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