27 juillet 2007

À Velib, Paris me semble grand...

En préambule je préciserais que le principe du vélib m'a enthousiasmé depuis le début. Un peu écolo sur les bords, mais surtout pas « verte » ;-), je ne possède pas de voiture, et en raison d'une maternité récente je ne me déplace qu'en bus.

À priori donc le vélib, c'est pas pour moi. Eh, on pense tellement rarement aux enfants dans cette ville que voilà encore une initiative pour jeune bobo branché ! Je rêve d'un jour où l'on verra dans Paris les vélo adaptés aux familles qui circulent à Amsterdam !

Mais, hier libérée ponctuellement de mes obligations familiales j'ai décidé de me rendre à mon rdv en vélo.

Je prend donc un abonnement à la journée.

C'est là que les ennuis commencent.

D'abord parce que malheureusement pour moi j'habite le bas du 16ème. Je dis malheureusement car j'ai appris à mes dépens que Paris était une grande ville, une très grande ville.

Je devais me rendre à République, et bien qu'au début j'avais envisagé que les 30 minutes qui m'étaient imparties suffiraient j'ai vite compris que ce ne serait pas le cas. Après 15 minutes, je suis passée devant la station de l'avenue Montaigne, je n'ai pas voulu changer à ce moment là. Mal m'en a pris car ensuite je n'ai pas trouvé de station sur le parcours. Eh oui, j'avais oublié de prendre le plan de Paris et celui des stations. J'en ai finalement trouvé une mais c'était trop tard. Eh hop, 35 minutes, égal 1euro pour M. Decaux !

Je rends donc mon vélo dans une station totalement vide, hélas, non seulement je n'ai pu en reprendre immédiatement un, mais en plus, la borne en panne a refusé, même après de longues minutes de me redonner le vélo.

Me voilà donc partie à la recherche d'une autre station, la première avait 5 vélos en panne, la seconde 3 et un libre ! Miracle !!! C'est fou ce que les situations anormales peuvent engendrer comme petits moments de bonheur !

Me voilà donc arrivée à République ; temps de trajet : 1h10 !!! Eh oui Paris est une grande ville. En y réfléchissant 30 minutes c'est quand même peu.

Mon malheur ne s'arrête pas là ; au retour j'ai décidé de prendre les devants, je savais qu'il me faudrait changer de vélo et j'ai repéré le point de changement avant de partir. Je prévois une bonne heure pour partir. Hélas encore c'était sans compter l'état des vélos qui après une semaine sont bien souvent en panne – parenthèse ils ont vraiment pris de la camelote à la mairie de Paris car je n'entends parler que de gens qui sont confrontés à des selles cassées, des chaînes déraillées, des pneus dégonflés et même, eh oui, des pédales manquantes- j'ai donc pris un vélo avec la selle cassée, j'avais oublié de faire mon inspection avant de prendre mon vélo ! Et, bien sûr, il faut attendre pour en reprendre un autre.

Je roule, roule, mais là vraiment je me suis fait une frayeur car les freins étaient très, très défaillants. Je m'arrête au bout de 24 minutes pour rendre mon vélo, trois fois hélas, la station en panne a refusé de m'en redonner un malgré mon temps d'attente. Me voilà marchant vers l'avenue Montaigne : 5 vélos en panne et 3 personnes qui attendent ; je cours vers la station suivante, 4 vélos en panne et 2 personnes qui patientent.

Le temps file, file même très vite quand on tourne en rond. J'ai dû prendre un taxi car la halte-garderie allait fermer et il n'y avait ni bus, ni vélib à l'horizon ! Résultat du trajet 10 euros pour le chauffeur de taxi.

Voilà, moralité,

* Une journée vélib m'a côuté 12 euros !

* Paris c'est grand et vélib n'est décidément pas fait pour les gens pressés qui font des trajets un peu longs.

* Je suis têtue, je crois que je réessaierai mais juste pour une balade le dimanche après-midi.

* Vraiment leurs vélos c'est de la camelote ! La maintenance va leur coûter cher.

Je ne ferais pas de mon histoire une généralité, de toute façon il y aura toujours des gens tellement organisés que ce genre de choses ne leur arrivera jamais.

Valérie S.


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