27 juillet 2007

Tout un tour du monde à vélo pour Christian Descôteaux

Après s’être débarrassé d’à peu près tous les biens matériels qu’il possédait, Christian Descôteaux a réalisé son rêve et fait le tour du monde à vélo. Il est revenu vers son point de départ à Shawinigan mardi dernier !

Émilie Bilodeau

Sans compter les 60 crevaisons qu’il a accumulées, cette traversée des continents n’a pas toujours été facile. Après trois mois et demi, alors qu’il était en Nouvelle-Zélande, M. Descôteaux a eu droit à 23 journées de pluie en 25 jours.

« Mes genoux me faisaient mal, il me restait neuf mois à faire. » Il a tout de même pris son courage à deux mains et a continué sa route.

À partir du sixième mois, la motivation a réellement commencé à prendre le dessus. « C’est comme si je rentrais vers la maison », affirme l’homme.

Son parcours plus ou moins prévu a commencé aux États-Unis pour ensuite se diriger vers la Nouvelle-Zélande, l’Australie, l’Asie, l’Europe de l’Ouest, l’Europe de l’Est avant de finalement atterir à Halifax et rouler jusqu’à Shawinigan. Au total, il a visité plus de 24 pays. Son coup de coeur : la Malaisie. À l’inverse, c’est Singapour qui a le plus déçu le cycliste.

M. Descôteaux pouvait passer entre trois jours et deux mois et demi dans un pays. Les États-Unis et l’Australie ont été les deux pays les plus longs à parcourir. Dans le premier cas, à cause de l’étendue du territoire, dans le deuxième, parce qu’il a profité de Noël pour «prendre des vacances».

M. Descôteaux avoue avoir amassé d’innombrables anecdotes durant son année. Alors qu’il était sur une rivière en Inde, il se rappelle avoir vu flotter à ses cotés deux corps enroulés de jute. « Là-bas, ils font la crémation des corps, mais certaines exceptions font que d’autres ne sont pas brulés et sont jetés à l’eau », explique-t-il.

« Le soir au resto, on peut aussi avoir une bouffée de fumée de corps qui sont en train de se faire brûler », ajoute-t-il. Son plus grand choc culturel a d’ailleurs été en Inde.

Dans ses quatre sacoches de vélo et son sac à dos, mis à part quelques vêtements, des outils et son équipement de camping, M. Descôteaux a emporté son ordinateur portable.

« C’était facile de se tenir au courant avec Cyberpresse », affirme-t-il. Chaque deux semaines, il envoyait des nouvelles à sa famille et à ses amis. « Dans les bouts plus creux, Internet m’a aidé », soutient-il.

Ce dernier périple l’a tout de même changé. « Quand tu as vu la pauvreté comme en Inde et en Asie et que toi, tu vis dans un pays capitaliste, c’est sûr que tes perceptions changent », déclare-t-il. Pour le moment, il estime être plus patient et avoir moins d'attachement pour les objets.

D’ici son retour à l’enseignement au Séminaire Sainte-Marie dans quelques semaines, il ne prévoit rien de particulier. « Je suis habitué de ne pas avoir d’horaire précis », affirme l’homme. Sans fermer la porte à un éventuel voyage à vélo, il ne s’agit pas d’un de ses plans à court terme. « J’aimerais aller monter le Kilimandjaro avec quelques amis. Je ne veux juste pas être seul pour mon prochain voyage. »


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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