Un disciple de Clara Hugues
Si plusieurs s’entraînent presque toute une vie pour réussir à gagner dans un seul sport, Guillaume Blais-Dufour, 18 ans, doit maintenant choisir dans quelle discipline il fera carrière.

Avouez qu’il y a de quoi être jaloux un peu, non ? Membre de l’équipe Volkswagen-Trek, le cycliste de Québec vient de terminer au 3e rang du classement général du prestigieux Tour de l’Abitibi, à dix petites secondes seulement du vainqueur de cette épreuve internationale de huit étapes.
L’athlète qui faisant parti de la sélection provinciale a gravi les marches du podium à trois reprises en plus de terminer 2e du classement aux points. Tout ça avec un minuscule bagage d’entraînement de 1800 kilomètres dans les jambes, soit environ trois ou quatre fois moins que les autres coureurs du peloton.
Malheureusement pour ses coéquipiers de vélo, il s’oriente plutôt vers le patinage de vitesse courte piste, un sport où il est déjà membre de l’équipe canadienne senior même s’il lui reste deux années dans la catégorie junior. Aux Jeux du Canada, il a raflé «seulement» cinq médailles et brisé quelques records. Avant de s’imposer dans les rues de Val d’Or sur deux roues la semaine dernière, il revenait justement d’un camp de patin dans l’ouest du pays.
« Je ne suis pas si bon que ça en bike », a-t-il dit en riant aux Mardis cyclistes de Lachine, cette semaine. « En patin par exemple, j’ai des chances de médailles en coupe du monde. Je suis classé 11e sur 16 dans l’équipe nationale. Et j’aimerais faire les Olympiques de Vancouver. J’ai mon carding (aide financière) et les bourses sont bonnes. Le Canada est fort en patin mais mes chances sont meilleures de ce côté-là. Je vais aussi de faire de la longue piste », ajoute Guillaume. Peut-on le comparer à Clara Hugues, la nouvelle retraitée canadienne qui a remporté des médailles aux Jeux d’été et d’hiver, en patin et en cyclisme ? Il ne veut pas se prononcer là-dessus !
Pour faciliter son entraînement, ce dernier vient de s’installer dans un loft situé tout près du stade Olympique et de l’aréna Maurice-Richard, à Montréal. Ainsi, il n’aura pas à s’exiler à Calgary. Même si plusieurs tentent de lui mettre un peu de pression de chaque côté, l’athlète sait que l’entourage des deux sports l’accueillent à bras ouverts. « Le vélo, c’est un sport de vieux ! Tu performes plus tard dans ta carrière. Rien ne m’empêchera d’y revenir après », dit-il.
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