22 juillet 2007

Le plus beau des 39 tours...

VAL-D'OR - Les modifications apportées au Tour de l'Abitibi au cours des deux dernières années sont tellement appréciées que certains considèrent l'épreuve de cette année comme la plus belle des 39 présentations.

Le coloré entraîneur de la formation Garneau, Jean-Yves Labonté, n'hésite pas une seconde à vanter l'événement.

«C'est le plus beau Tour de l'Abitibi auquel j'aie assisté. Le critérium d'Amos était très sélectif, c'était une épreuve pour hommes et le circuit urbain avec l'arrivée au Belvédère est l'un des plus beaux parcours que j'aie vus», a déclaré le personnage qui est impliqué dans le monde du vélo depuis des lunes.

Les commentaires du Québécois résument bien les louanges que nous avons entendues tout au long de la semaine.

L'an dernier, les organisateurs avaient déjà apporté des modifications majeures, soit le prologue (400 mètres parallèles) et le spectaculaire contre-la-montre par équipe dans les rues de la ville hôte.

Cette année, ils ont ajouté le critérium d'Amos et le très beau circuit urbain avec l'arrivée dans le parc du Belvédère.

Manque à gagner de 35 000 $
Mais tout ne peut pas toujours rouler comme sur des roulettes, car l'unique compétition junior internationale à se tenir en Amérique du Nord s'est vue priver d'importantes subventions.

À quelques semaines de la compétition, les organisateurs ont appris que leur événement n'avait pas été retenu par Sport Canada et Emplois Canada, deux organismes qui ont modifié leurs critères en ce qui concerne les subventions.

«Ces décisions créent un trou d'environ 35 000 $ dans notre budget, a précisé le président Daniel Richard. On ne prend pas cela personnel, car tous les événements de Halifax à Vancouver ont été touchés. Mais on trouve déplorable d'avoir été mis au courant à la dernière minute.»

Sport Canada alloue dorénavant ses subventions en fonction des résultats obtenus lors des championnats mondiaux précédents. Et comme les cyclistes juniors du Canada n'ont pas connu de grands Mondiaux en 2006... les subventions accordées au développement et à la relève ont fondu comme neige au soleil.

C'est ce qu'on appelle la politique de l'oeuf ou de la poule. Lequel vient en premier ?


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Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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