21 juillet 2007

Guillaume Boivin règne sur le Belvédère

Guillaume Boivin était bien tanné de voir l’imposant Néo-Zélandais Tom David lui voler la vedette au Tour de l’Abitibi, et le Québécois a utilisé sa tête et son expérience pour enlever les honneurs de l’épreuve disputée sur le très beau circuit urbain de Val-d’Or.

Boivin connaissait très bien la côte du Belvédère, où avait lieu l’arrivée, et il s’est rappelé l’étape de l’année dernière pour préparer son attaque victorieuse.

«Je savais dès le début de la course où j’attaquerais et j’ai surpris tout le monde en sautant à l’intérieur quand on a tourné pour le dernier droit.

«Je savais que si je sortais le premier du virage, il serait difficile de me rejoindre dans la bosse, a expliqué Boivin. J’ai bien joué ma carte et j’ai bien géré mon sprint.»

Le Québécois a remporté l’épreuve de 78,3 kilomètres en un temps de 1 h 49 min 45 s, tout juste devant les Américains Daniel Summerhill et Taylor Phinney, le Néerlandais Jarno Gmelich Meijling et son coéquipier Guillaume Blais-Dufour. Boivin aurait bien aimé attaquer plus tôt.

«Mais j’avais toujours Phinney et David dans le c…» Sans chercher d’excuse, David a admis après la course qu’il n’était pas encore complètement remis de sa chute survenue la veille.

L’avance du Néo-Zélandais en tête du classement général a fondu à une seconde devant Phinney.

Blais-Dufour a diminué son écart à 16 secondes, tandis que Boivin et l’Américain Benjamin King sont tous les deux à 29 secondes.

Magnifique parcours
Après le très sélectif critérium d’Amos de la veille, la sixième étape avait lieu devant une très belle foule sur un magnifique parcours dont la ligne de départ-arrivée était située au Belvédère, un beau parc municipal.

L’épreuve n’a cependant pas été à la hauteur des attentes. Pourtant, les longues montées du chemin des Gravières et du boulevard des Pins, ainsi que le vent latéral qui soufflait sur la 7e Rue nous avaient laissé croire que le peloton s’étirerait rapidement.

Mais les descentes ramenaient les retardataires dans le groupe et tout était à recommencer pour les grosses pointures.

Dès le premier tour, le commissaire en chef a fait neutraliser la course, car on retrouvait trop de cyclistes dans la caravane en raison de deux grosses chutes. On a bien joué un peu au chat et à la souris, mais toutes les tentatives étaient des pétards mouillés.

Si Blais-Dufour n’a pas réussi sa tentative au neuvième tour, il a tout de même préparé la table à Boivin en compagnie de Simon Lambert-Lemay à la fin de la montée du boulevard des Pins avant l’intersection décisive.

Aujourd’hui, dernière étape sur route, une épreuve de 94,4 kilomètres en partance du bucolique village de Preissac avec arrivée devant l’hôtel de ville de Val-d’Or.

La relève québécoise est prometteuse
La relève du cyclisme québécois n’a jamais été aussi forte et aussi prometteuse, comme on a pu le constater depuis le début de la semaine au Tour de l’Abitibi.

En plus de la très forte équipe du Québec dirigée de main de maître par Éric Van Den Eynde, cinq clubs régionaux participent à l’éreintante compétition internationale.

Et parmi ces formations, on retrouve des cyclistes qui ne se contentent pas de faire partie du peloton.

Arnaud Papillon est certainement le cycliste des clubs régionaux québécois qui s’est fait le plus remarquer.

Papillon s’est particulièrement distingué en terminant en deuxième place de l’étape de Senneterre, coiffant Stéphane Cossette au fil d’arrivée.

Le cycliste de la formation André Cycle idCAD avait d’ailleurs été actif dans les sprints intermédiaires tout au long de la course.

Quant à François Chabot, il a fini à une plus que respectable 24e place dans le contre-la-montre individuel et il a pris la bonne échappée durant le critérium d’Amos, ce qui lui a permis de terminer en cinquième position. Sans oublier sa belle quatrième place au prologue, deux positions devant Papillon.

Au contre-la-montre par équipe, Chabot et ses coéquipiers de la formation Garneau ont terminé à une très belle troisième place, coiffant l’équipe France Pôle Espoirs, représentante régionale d’une puissance en cyclisme.

Quirion : le roi de la mine
Vincent Quirion est un autre cycliste de Garneau qui fait bonne figure à Val-d’Or.

Quirion, qui a été le plus rapide à sortir de la mine lors du contre-la-montre disputé jeudi matin, a terminé en 32e position de cette épreuve, lui qui avait été très actif lors de la deuxième étape sur route (Senneterre) en participant à tous les sprints intermédiaires.

Il ne faudrait pas oublier non plus les Cédrik Dion-Poitras (EVA Devinci) et Thomas Devisscher (CIBC Wood-Gundy) qui, à un moment ou à un autre, ont réussi à se faire remarquer dans le peloton très relevé présent en Abitibi cette année.

Au classement par équipe, la formation Garneau occupe la troisième place à égalité avec le Québec et la Hollande, tandis qu’EVA Devinci, André Cycle idCAD et CIBC Wood-Gundy sont respectivement en 13e, 15e et 18e positions.

Marc Allard est le meilleur porte-couleurs de la formation de l’Abitibi en 71e place, à près de quatre minutes du meneur.

À noter qu’aucun des six cyclistes de la formation abitibienne n’a abandonné ou n’a été déclaré hors délai, ce qui est très bien pour une petite équipe régionale.

L’Abitibi n’a pas à rougir de sa 22e position au classement, car elle devance l’Alberta et trois clubs américains.


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Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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