18 août 2007
VAL-D'OR - Guillaume Boivin et ses coéquipiers du Québec ont préservé de peine et de misère, en soirée, ce qu'ils avaient réussi à obtenir de brillante façon en matinée: le maillot brun de leader du Tour de l'Abitibi.

Si Boivin l'avait emporté avec une certaine facilité en matinée, ses coéquipiers et lui ont dû se contenter du deuxième rang du contre-la-montre par équipe disputé dans les rues de Val-d'Or, hier soir.
Les Québécois ont parcouru les 8,6 kilomètres en un temps de 11 minutes sept secondes, deux petites secondes derrière les Américains.
Boivin croit que les Québécois auraient é pu faire beaucoup mieux.
« À un moment donné, on roulait trois de large, on aurait dit une ligne d'attaque au hockey avec un centre et deux ailiers », a décrit avec humour Boivin.
La formation Garneau a créé une belle surprise en prenant le troisième rang en 11 min 17s.
Une pluie diluvienne tombée au milieu de l'épreuve est venue compliquer les choses.
Boivin l'emporte au sprint
Le petit écart des Québécois a permis à Boivin de conserver son maillot de leader puisqu'il détenait une avance de six secondes sur Taylor Phinney, de l'équipe nationale des États-Unis, après l'étape sur route partie de Rouyn-Noranda en matinée.
Boivin avait alors démontré à Phinney, impressionnant vainqueur du prologue, qu'il n'entendait pas lui laisser tous les projecteurs pour le reste de la semaine.
Le Québécois l'a emporté en un temps de 2 h 26 min 3 s avec une certaine facilité, dans une arrivée massive à l'issue de l'étape d'une distance de 114,2 kilomètres.
Boivin a devancé dans l'ordre les Français Tony Guinhut et Quentin Gougeon, Phinney et son coéquipier Stéphane Cossette.
« J'étais dans la roue de Guillaume (Blais-Dufour) et si cela a semblé facile, c'est qu'il y a eu confusion dans le peloton, car on ne pouvait pas voir la ligne d'arrivée.
« J'ai été chanceux de voir les drapeaux en premier et d'engager mon sprint avant les autres », a admis humblement Boivin, qui a tenu à remercier ses coéquipiers d'avoir si bien géré toutes les tentatives d'échappée.
Dans l'unique sprint de bonification de l'étape, le vice-champion canadien avait démontré à Phinney qu'il serait un candidat sérieux.
« Une compétition comme celle-ci se gagne par quelques secondes, il est donc important d'en amasser lorsque l'occasion se présente », a dit Boivin, qui a devancé l'Américain à l'entrée de Rivière-Héva.
Aujourd'hui, la caravane partira de Senneterre pour une étape sur route de 89,7 kilomètres.
• Une chute majeure d'une vingtaine de coureurs impliquant de grosses pointures a eu lieu à 10 km de l'arrivée de l'étape matinale. Stéphane Cossette, Taylor Phinney et quelques Hollandais y ont été impliqués. Aidés de leurs coéquipiers, ils ont tous pu se relever et terminer dans le peloton sans conséquences fâcheuses.
• Les Néo-Zélandais ne sont pas venus en touristes. Ils l'ont démontré en matinée quand ils ont été de tous les sprints et de toutes les tentatives d'échappée. Le costaud Tom David en a effectué trois, dont l'une a résulté en un effort solitaire de 28 kilomètres, avant qu'il soit rejoint à six bornes de l'arrivée.
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