13 juillet 2007

Le corps du journaliste-cycliste s'adapte à l'effort qu'il subit

Dorian Lecamp

Au sens clinique, Guillaume Prébois se sent bien. Après six jours de course, il ne il ne se plaint de rien, mis à part quelques troubles gastro-intestinaux, fréquemment rencontrés chez les cyclistes du Tour de France, mais sans gravité.

Son poids reste à peu près stable sur la semaine - entre 69 et 71 kilos - même s'il a tout de même perdu 2,8 kilos par rapport à son poids originel (72 kilos). La perte de poids à la fin d'une étape est liée au fait qu'il est souvent déshydraté et ce malgré un apport allant jusqu'à 4 litres. Cela a eu pour effet de faire augmenter les dosages de l'hématocrite et de l'hémoglobine. Vendredi matin, son hématocrite était de 42 % (contre 41,5 % avant le Tour). Pour rappel, l'hématocrite diminue normalement avec l'effort.

D'autre part, son apport alimentaire n'est probablement pas assez suffisant pour couvrir les dépenses énergétiques engendrées, et ce malgré un apport calorique quotidien d'environ 6 000 Kcal par jour. Avec le début des étapes de montagne, sa ration alimentaire journalière va très vite augmenter.

Après cette première semaine, Guillaume Prébois a par ailleurs subi quelques modifications physiologiques qui se retrouvent chez tout sportif réalisant ce type d'effort. Sa fréquence cardiaque de repos - initialement de 50 à 53 battements par minute (bpm) est montée à 60 bpm. Pendant l'effort, en revanche, sa fréquence cardiaque diminue au fil des étapes. Elle était ainsi de 143 bpm lors de la première étape, puis elle est passée à 135 puis 130 et 129 bpm en moyenne lors de la dernière étape. Cette baisse continue montre que le corps de Guillaume Prébois s'adapte à l'effort qu'il subit.

Cependant une diminution trop importante serait le signe d'une fatigue généralisée, une situation de dépassement du corps à l'effort. Il faut donc rester vigilant sur la suite des étapes. Il ne faut pas que Guillaume "se mette dans le rouge" s'il veut terminer l'Autre Tour, d'autant que vendredi commence la montagne.

Néanmoins, Guillaume Prébois maintient une fréquence cardiaque toujours en dessous de son seuil anaérobie (180 bpm), cela signifie qu'il se trouve dans une zone où il métabolise bien les acides lactiques et ces déchets énergétiques ne se retrouvent donc pas en excès dans le sang. L'accumulation de ces substances acides diminue le rendement musculaire. Enfin, d'un point de vue psycho-comportemental, Guillaume Prébois ne montre aucun signe de baisse de moral ni de lassitude. Son sommeil (court, 6 heures par nuit) semble lui convenir. Sa motivation grandit à chaque étape, et l'envie d'arriver sur les Champs-Elysées ne le quitte pas.


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