
Raphaël Gagné étudie en pédalant
Avant de subir l’examen de la Coupe du monde de vélo de montagne, Raphaël Gagné étudie à fond. Il passera les 48 prochaines heures sur le parcours du Mont-Sainte-Anne à explorer chaque ligne, chaque virage du trajet où s’affrontera l’élite mondiale du cross-country, samedi.
Olivier Bossé
« Je vais connaître tous les recoins », assure l’athlète de Lac-Beauport, rencontré hier après-midi entre deux séances d’entraînement. Coureur cycliste depuis déjà plus d’une décennie, même s’il n’a que 19 ans, Gagné sait pas mal tout ce qu’il a à savoir sur ces sentiers parcourus mille et une fois. Sauf que la forte pluie versée sur Beaupré dans la nuit de mardi à hier a passablement remodelé la piste.
La cible
L’an dernier au MSA, à sa première expérience en Coupe du monde, Gagné avait obtenu une excellente 33e position sur 118 concurrents, à 14 min 36 s du vainqueur - 2:00,29 contre 2:15,05. Le voilà maintenant plus aguerri, plus puissant au guidon de sa monture métallique.
« Je vise un top 30 », lâche-t-il sans détour.
Il sait toutefois qu’une année préolympique annonce une liste d’inscription allongée. On attend jusqu’à 180 candidats dans l’épreuve masculine de cross-country seulement. Ce qui fait dire à Gagné qu’outre son classement final, l’écart de temps entre le gagnant et lui sera aussi à considérer. « Pour l’avoir vécu, c’est super excitant ! Il y a beaucoup de gens que je connais qui vont venir voir la course. Te faire encourager par ton nom dans une compétition internationale, c’est spécial », confie le seul Canadien de moins de 23 ans à participer à l’épreuve. Il s’attaquera ensuite à une autre étape de la Coupe du monde, celle de Saint-Félicien, le 1er juillet, puis au championnat canadien, le 21 juillet, sur l’île de Vancouver, avant de filer jusqu’au Championnat du monde, début septembre, à Fort William (Écosse). Une série d’autres courses provinciales et nationales garnissent le calendrier de l’actuel meneur au classement de la coupe Canada. Gagné reprendra de plus ses vraies études.
À l’automne, il entre à l’université. « Le vélo, c’est bien beau, mais quand c’est fini, à 28, 30 ou 35 ans, tu veux te rendre utile à autre chose », tranche-t-il, relevant l’exemple de Marie-Hélène Prémont, médaillée olympique de vélo de montagne et bientôt détentrice de deux baccalauréats.
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