8 juin 2007

Un succès sur toute la ligne

La dernière édition du Grand prix cycliste de Charlevoix a été un succès sur toute la ligne avec la participation de plus de 450 athlètes. Qu’est ce qui empêche donc l’organisation de viser plus haut maintenant ?

Mathieu Simard

La compétition, qui en était à sa 9e édition, jouit d’une excellente réputation. Avec sa sanction provinciale et nord-américaine, elle peut accueillir des coureurs d’un peu partout sans que ces derniers (ceux provenant de l’extérieur du Québec) n’aient besoin de demander une permission à leur fédération.

Alors, pourquoi le Club cycliste de Charlevoix, qui chapeaute l’événement, ne vise pas plus haut avec un championnat canadien, une sanction internationale ou bien une sanction UCI ?

« On pense avant tout améliorer la qualité de notre événement. Une autre sanction nous permettrait d’attirer plus de coureurs de l’extérieur du Québec, mais il faut se limiter. On n’est pas loin de notre seuil limite. On ne peut pas dépasser les 500 cyclistes, sinon on sera obligé de séparer le Grand prix du cyclo-sportif et de déplacer ce dernier sur une autre fin de semaine », explique Martin Simard, du service des loisirs de Baie-Saint-Paul. Décrocher un championnat canadien par exemple forcerait également l’organisation à changer les dates de l’événement qui passerait du début juin à la fin août. « On perdrait alors de vue l’idée d’étirer la saison touristique et on pénaliserait nos partenaires », précise M. Simard.

« On est plutôt à l’étape d’analyser ce qui peut être amélioré au niveau de la structure. Un jour, il va falloir décider de renforcer cette structure en créant des permanences si on veut rehausser la qualité de la compétition », ajoute-t-il.

Le financement
Toutefois, la principale raison qui empêche le Club cycliste de viser plus haut pour des événements comme le Grand prix cycliste de Charlevoix demeure le financement. Au total, le club dispose d’un budget de 90 000$ pour organiser les compétitions de vélo de montagne et le Grand prix.

« À chaque année, c’est un vrai casse-tête. On doit représenter nos demandes. Ça épuise tout le monde. On doit se battre pour avoir un budget et des partenaires. On doit s’acharner à maintenir les événements », indique M. Simard.

Afin d’illustrer son propos, il cite la demande déposée à Tourisme Québec pour le Grand prix. « On a demandé 10 000$ et on n’a pas encore eu de réponse alors que le Grand prix est terminé », lance-t-il.

Dans la région, l’organisation peut compter sur des partenaires comme le CLD de la MRC de Charlevoix, la ville de Baie-Saint-Paul et Desjardins. Toutefois, s’entendre à long terme avec des partenaires importants demeure difficile.

« Les gens doivent croire à l’importance de ces événements. Nous, on est prêt à livrer la marchandise », termine Martin Simard.

Une sanction internationale ou un championnat canadien permettrait au Grand prix cycliste d’attirer des équipes et des cyclistes de plus haut niveau ce qui signifierait une plus grande publicité pour l’événement et la région. Pour y parvenir, l’organisation a toutefois besoin d’un financement plus stable et important qui permettra aux organisateurs et bénévoles de se concentrer sur la compétition.


page mise en ligne par SVP

Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
vélo ski de fond plongeon
Consultez notre ENCYCLOPÉDIE sportive