28 juin 2007
Comparaison entre Amsterdam, Berlin, Londres et Madrid
Claire Cousin
• Amsterdam
À Amsterdam, la petite reine règne sans rival : il y a environ 600 000 vélos pour 735 000 habitants, et plus de 40 % des déplacements s’effectueraient à bicyclette en centre-ville. Les nombreuses pistes cyclables, les faibles dénivelés et les grands parkings à vélos rendent ce mode de transport particulièrement agréable. Il faut compter de 6 à 10 euros la location à la journée.
• Berlin
À Berlin, c’est l’avant-garde du vélo partagé. La mairie, qui a investi depuis sept ans près de 13,5 millions d’euros pour les aménagements cyclables, estime que plus de 10 % des déplacements se font à vélo. Outre les “vélos-taxis”, équipés d’une petite remorque à deux places, le système de location à la carte, type Vélib’, fonctionne bien ( 8 centimes la minute ou 15 euros la journée).
• Londres
À Londres, le cyclisme reste un sport à haut risque. Le nombre de déplacements à vélo a certes augmenté de 50% en cinq ans. Dans le centre de la capitale, les transports à vélo ont carrément doublé. Mais la densité du trafic rend sa pratique assez dangereuse et près de 300 cyclistes ont été tués ou grièvement blessés l’an dernier. Et la bicyclette ne représente toujours que 2% des déplacements.
• Madrid
Dans la capitale, 0,1% des déplacements se font à vélo, contre 1% à Barcelone. Les pistes cyclables sont rares et couvrent de courtes distances. En revanche, on peut y croiser de temps à autre des manifestations de cyclistes nus protestant contre la pollution, comme ce fut le cas le 9 juin dernier.
28 juin 2007
La parole à Hubert Peigne, coordinateur interministériel “Vélo”
Matthieu Jean
Avons-nous du retard en matière de déplacement à vélo par rapport aux autres pays européens ? Non, pas vraiment. Il y a des pays comme les Pays-Bas ou l’Allemagne qui ont pris un peu d’avance, mais nous ne sommes pas très loin. De plus, en France, nous sommes en train de bâtir des offres diversifiées, notamment des locations de courte, moyenne et longue durée, ce qui est un plus.
Y a-t-il une volonté au niveau national pour le développe-ment de ce type de déplacement ? Oui et non. Tout d’abord, les acteurs locaux ne doivent pas tout attendre de l’Etat. Il existe un certain nombre d’outils qui sont à leur disposition, ils doivent s’en servir au maximum. C’est d’ailleurs ce qu’ont fait Bordeaux ou Paris. Mais l’Etat peut quand même intervenir, par exemple sur le code de la route, en y intégrant mieux les nouveaux modes de déplacement.
C’est ce que vous appelez le “code de la rue”. Qu’est-ce que c’est exactement Il s’agit d’une partie du code de la route mieux adaptée à la réalité urbaine. Nous travaillons notamment sur les zones de rencontre, c’est-à-dire les zones où se croisent piétons, cyclistes, automobilistes et autres. Mais aussi sur la généralisation des contresens cyclables.
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