3 juin 2007
Laurent Martel
C‘était l‘épreuve de Coupe du Monde des femmes sur le Mont Royal samedi dernier. Victoire de la petite italienne Luperini, jadis vue comme la Pantani féminine. Rappelons que Luperini a déjà remporté le Giro féminin dans sa carrière qu’elle prolonge actuellement, étant plus âgée.
L‘épreuve a surtout révélé tout le désert du cyclisme féminin au Québec après les départs de Bessette (retraite de la route), Jeanson (affaires de dopage) et Lemieux (blessure, études). La première Québécoise à avoir franchi le fil d’arrivée est Élisa Gagnon, de l‘équipe Advil/Chapstick, en 62e place, à plus de 10 minutes de la gagnante. Conséquence inévitable de ce désert, le public était nettement moins nombreux sur le circuit samedi que par les années passées.
Voilà plusieurs années que le public se fait moins nombreux. C’est dommage, mais c’est la preuve qu’en Amérique du Nord, où le cyclisme de compétition n’est pas un sport populaire (cet article n’en est-il pas la preuve?), sa viabilité dépend en grande partie des idoles du moment. Bessette et Jeanson, par leur opposition, ont déchaîné les passions et déplacé les foules, un peu comme Coppi-Bartali en Italie au tournant des années 1950 ou Anquetil-Poulidor en France quelques années plus tard.
Sans relève à court terme, il ne reste plus qu‘à souhaiter que les épreuves actuelles au Québec survivront à cette traversée du désert. Sans vouloir être pessimiste, ca va être difficile dans les prochaines années malgré une participation record cette année.
page mise en ligne par SVP

vélo
ski de fond
plongeon
Consultez
notre ENCYCLOPÉDIE sportive