Alexandre Vinokourov, le leader d'Astana, équipe dans la tourmente après le contrôle positif de Matthias Kessler et la suspension interne d'Eddy Mazzoleni, a tenu à révéler qu'il collaborait avec le sulfureux docteur Michele Ferrari, mais uniquement à titre de « préparateur physique », dans un entretien publié dans L'Equipe de samedi.
Le coureur kazakh a expliqué qu'il avait entamé sa collaboration avec le docteur Ferrari, l'un des premiers médecins à reconnaître l'utilisation de l'EPO, après avoir quitté T-mobile fin 2005. « Personne ne m'a poussé à aller vers Ferrari. J'ai seulement écouté des gens comme Mario Cipollini, qui en disaient le plus grand bien. Armstrong aussi travaillait avec lui. Je ne voulais pas me priver de cette expérience » a déclaré Vinokourov à L'Equipe.
Sur ses relations avec le Docteur Ferrari, condamné en 2004 pour fraude sportive et exercice abusif de la profession de pharmacien avant d'obtenir un jugement favorable au printemps 2006, le Kazakh a assuré qu'il ne le voyait qu'une fois par mois : « Je passe un test d'effort pour voir où j'en suis physiquement, et mon entraînement dépend de ces résultats (...) Ferrari ne m'a jamais proposé de médicaments ». Pour le reste, Vinokourov a affirmé s'en remettre, comme l'exige les réglements de l'UCI, au docteur de son équipe.
Pour Vinokourov les méthodes du docteur Ferrari l'aident à se dépasser. « Ses plans d'entraînement sont pointus et performants (...) C'est étrange, mais j'ai parfois l'impression de retrouver dans ses méthodes de travail celles que j'ai connues du temps de l'URSS ».
Celui qui est attendu comme l'un des grands favoris du Tour de France a assuré être destabilisé par « tous ces remous » autour de son équipe, à quelques jours du départ de la Grande Boucle. Troisième du Giro, son coéquipier italien, Eddy Mazzoleni, a été suspendu à titre provisoire par son équipe pour être impliqué dans l'affaire Oil for drugs (une enquête sur un trafic de produits dopants). L'Allemand, Matthias Kessler, a, lui, été suspendu le 27 juin, après avoir été contrôlé positif à la testostérone le 24 avril.
Sur les révélations de Jörg Jaksche à l'hebdomadaire allemand Der Spiegel à paraître ce lundi, Vinokourov s'est montré cinglant. « Jaksche a été contacté par Der Spiegel contre beaucoup d'argent. C'est facile de témoigner quand il y a un gros chèque au bout (...) vous trouverez toujours une bonne histoire pour justifier la somme » a estimé le coureur d'Astana.
Un Vinokourov qui s'estime victime d'un acharnement médiatique : « Pourquoi avoir honte quand on sait que des coureurs français continuent de travailler avec le docteur Mabuse, qui a plus de soucis avec la justice que Michele Ferrari ? Mais là personne ne s'en offusque ». Alexandre Vinokourov parfait actuellement sa préparation pour le Tour de France dans son pays, le Kazakhstan.
page mise en ligne par SVP

vélo
ski de fond
plongeon
Consultez
notre ENCYCLOPÉDIE sportive