Pierre de Coubertin pensait que "le plus important n’est pas de gagner mais de participer, car l’important dans la vie ce n’est point le triomphe mais le combat; l’essentiel, ce n’est pas d’avoir vaincu mais de s’être bien battu". La devise du cyclisme est plutôt devenue "plus vite, plus haut, plus fort".
Gomorrhe
Le dopage dans le cyclime est une pratique ancienne; en effet, le premier cas de décès remonte à 1896 avec la mort de Gallois Arthur Linton. Le dopage dans le milieu du cyclisme est une pratique culturelle marquée qui semble se perpétuer de générations en générations alors que la lutte s’organise, notamment à l’initiative de la Fédération Française de cyclisme qui a mis en place un suivi médical pour les coureurs professionnels.
Il comprend un examen médical annuel et un suivi biologique. De plus, les contrôles se multiplient sur les grands tours en particulier pour le tour de France. Mais l’exemple de vainqueurs récents de la Grande Boucle, à l’instar de Lance Armstrong, montre bien que ces contrôles sont dérisoires et inefficaces.
L’affaire Puerto a permis de mettre à jour une véritable culture du dopage. Jan Ullrich et Ivan Basso pour ne citer que les plus célèbres d’entre eux, ont été mis sur la sellette. Le premier a dû arrêter sa carrière alors que celle du deuxième est fortement compromise. Pour autant, la mise à jour d’un réseau organisé ne semble plus émouvoir grand monde à part l’émotion feinte des cyclites eux mêmes.
L’affaire Festina avait déjà montré que le dopage ne concernait pas seulement les leaders des grandes équipes mais qu’il s’agissait d’une triche organisée visant la gagne, car dans le cyclisme, comme dans tous les sports, l’essentiel n’étant plus le dépassement de soi mais le business après la ligne d’arrivée. Il ne reste plus que quelques anciens coureurs français, parangon de la morale anti dopage, à l’instar de L. Jalabert, pour insister sur le fait qu’il s’agit de cas isolés et que eux n’ont jamais vu ou connu ça (difficile à croire en sachant que la Once était dirigée par M Sainz... ).
Le dopage fait donc partie de la vie quotidienne des cyclistes professionnels. Le public veut du spectacle sur les grands tours et les coureurs veulent leur en offrir. Des courses de 3 semaines, avec 3000 Km parcourus, des arrivées en montagne plusieurs jours de suite, une chaleur souvent étouffante, des carrières courtes, l’envie de gloire expliquent le dopage. Finalement tout le monde y gagne, notamment le public car les courses sont animées. Les diffuseurs TV car l’audimat monte. Les équipes qui montrent leurs sponsors à une part importante de la population et les coureurs eux-mêmes qui vont au bout de leurs objectifs. Armstrong sans EPO dans un peloton sain de corps et d’esprit aurait quand même gagné car finalement le dopage ne fait qu’améliorer les performances et ne transforme pas des ânes en chevaux de course... Les meilleurs avec ou sans dopage restent les meilleurs...
Alors va-t-on continuer dans cette hypocrisie ambiante, où la lutte contre le dopage de l’UCI n’est qu’une chimère, ou va-t-on laisser les coureurs choisir eux mêmes leur méthode d’entraînement (avec le dopage) afin que le Tour de France ne se limite pas, comme en 2006, à une lutte entre seconds couteaux dans un Tour qui est chaque année celui du renouveau ?
page mise en ligne par SVP

vélo
ski de fond
plongeon
Consultez
notre ENCYCLOPÉDIE sportive