Gérald Tremblay : « Nous sommes partenaires de Boston et lui assurons notre soutien actif au projet »
Une belle licence de l'Union cycliste internationale ne fait pas foi de tout.

Pris à la gorge par un échéancier serré et des contraintes logistiques importantes, le promoteur Daniel Manibal tire la plogue sur le Tour Montréal-Boston... avec la promesse ferme de tenir cette course par étapes l'an prochain.
J'ai pris un engagement plus grand que je pensais. Pour bien faire les choses, je préfère retarder d'un an. C'est la meilleure façon de procéder pour que la course puisse se répéter d'année en année », a fait savoir M. Manibal, citant des raisons logistiques et techniques pour expliquer ce report.
Bénéficiant d'une sanction 2.1 de l'UCI - l'une des plus relevées en Amérique - le Tour Montréal-Boston devait se tenir du 5 au 12 août. La course devait compter huit étapes, quatre au Québec et quatre aux États-Unis, où les États du Vermont, du New Hampshire et du Massachusetts devaient être visités.
« I1 y a des façons de travailler fondamentalement différentes entre les États-Unis et le Canada, a fait valoir M. Manibal. Par exemple, ici, la Sûreté du Québec assurait la sécurité de toutes les étapes. Aux États-Unis, il faut négocier avec les forces policières de chacun des trois États et de chacune des villes visitées. »
La licence 2.1 devait permettre aux organisateurs d'inviter des équipes « du niveau du Tour de France », pouvait-on lire dans le communiqué annonçant l'événement, en septembre. Proche de M. Manibal, le président de l'UCI, Pat McQuaid, avait même déclaré que «cette nouvelle épreuve pourrait devenir une des plus grandes épreuves cyclistes au monde ».
Malgré sa déception, M. Manibal se réjouit de l'appui conjoint que lui ont accordé les maires de Montréal, Gérald Tremblay, et de Boston, Thomas M. Menino.
Cette manifestation est bien plus qu'une course cycliste, elle est l'occasion de promouvoir le tourisme local, de faire profiter nos économies, de valoriser les bienfaits de l'activité physique et de découvrir des pages d'histoire le long du parcours. Nous avons beaucoup de points en commun dans ces domaines, et je prendrai plaisir à travailler avec le maire Tremblay. Cette course nous permettra de mettre en valeur nos caractéristiques propres et de partager des idées », a assuré le maire Menino dans un communiqué.
Cet enthousiasme est partagé par le maire Tremblay dans le même communiqué : «Nous sommes ravis d'affermir notre amitié avec Boston en tenant cette compétition cycliste d'envergure internationale. Bien que nos villes soient dans des ligues adverses pour le hockey, nous sommes partenaires de Boston et lui assurons notre soutien actif au projet de course cycliste. »
À la mi-mars, M. Manibal avait affirmé avoir réuni l'essentiel des sommes d'argent nécessaires à la tenue de l'événement, soit au moins trois millions de dollars. « Avec l'envergure que ça a pris, ça prendra plus de sous », a-t-il indiqué hier.
Malgré le report de cet événement, M. Manibal ne chômera pas pour autant. L'homme d'affaires est également le promoteur de trois courses féminines, soit la Coupe du monde du mont Royal, le 2 juin, le Tour du Grand Montréal, du 4 au 7 juin, et le tout nouveau Tour de PEI, qui se tiendra dans l'Île-du-Prince-Édourard du 10 au 14 juin.
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