24 mai 2007

Ullrich n'avouera rien

La vague d'aveu qui frappe les anciens coureurs de la T-Mobile ne concernera pas Jan Ullrich. Si certains ont avoué avoir eu recours au dopage durant leur carrière au sein de la formation allemande, le vainqueur du Tour de France 1997 n'a rien à avouer et ne rentrera pas dans ces étalages, c'est en tout cas ce qu'a affirmé son avocat.

Bert Dietz, Christian Henn, deux anciens obscures équipiers de la T-Mobile, viennent en effet d'avouer que le dopage était une pratique courante au sein de l'équipe, balançant même que l'actuel directeur sportif Rolf Aldag était dans le lot. Deux médecins de l'équipe, Lothar Heinrich et Andreas Schmid, ont à leur tour reconnu les faits, et viennent d'être licenciés par l'université de Fribourg. Du coup, les soupçons de dopage autour de Jan Ullrich, l'ancien leader de l'équipe, licencié en 2006, reviennent avec insistance. Peter-Michael Diestel, l'un de ses avocats d'Ullrich, s'est donc empressé de déclarer que son client ne ferait aucune déclaration dans cette affaire et surtout aucun aveu, réfutant une nouvelle fois les accusations de dopage : « Il n'y aura pas de déballage par Jan Ullrich dans cette direction. Ullrich, avec son talent exceptionnel, n'avait pas besoin de se doper ».

L'avocat allemand en profite également pour revenir sur la plainte déposée par la T-Mobile à l'encontre d'Ullrich, une plainte pour escroquerie : « On peut se demander où se trouve l'escroquerie quand on voit le fonctionnement de l'équipe Telekom décrit par Messieurs Dietz et Henn. Jan Ullrich n'est pas médecin mais sportif de haut niveau : à cet égard, il avait toute confiance dans la direction de son équipe. » Maître Diestel conclue toutefois sur une affirmation troublante, qui laisse planer le doute sur ses propres convictions : « Le but ne doit pas être de poursuivre les athlètes, mais plutôt de de combattre dans son ensemble les pratiques dopantes dans le cyclisme. Il faut qu'on prenne conscience qu'il n'est pas possible de rouler à 40 km/h dans un col des Pyrénées ou faire des étapes de 250 km sans stimulants : il faut dire adieux aux courses-record ».


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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