26 mai 2007
Jef d'Hont, ancien soigneur de la formation cycliste Telekom, a assuré à l'édition dominicale du quotidien allemand Bild avoir injecté de l'EPO à Jan Ullrich, vainqueur du Tour de France 1997.
« En France, je lui ai injecté une fois de l'EPO dans le bras », a assuré d'Hont qui a publié le mois dernier ses Mémoires et a déclenché ainsi une vague d'aveux parmi les anciens coureurs de Telekom, dont le sprinteur allemand et vice-champion du monde Erik Zabel et le Danois Bjarne Riis, vainqueur du Tour de France 1996.
« Cela a duré environ dix secondes, c'est comme si on injectait de l'insuline à un diabétique », a poursuivi d'Hont, qui s'était jusque-là refusé à citer les noms des coureurs ayant eu recours au dopage dans l'équipe Telekom.
« Il a fait comme tous les autres », a accusé d'Hont qui a exhorté Ullrich à parler : « Cela serait bien pour lui qu'il mette tout sur la table, il se sentirait plus libéré ».
L'ancien soigneur, condamné en 2000 dans l'affaire Festina, a toutefois fait part de son respect pour le champion olympique de Sydney, cinq fois deuxième du Tour de France : « Si tout le monde était propre, Ullrich aurait gagné le Tour de France au moins dix fois ».
Ullrich, qui a mis un terme à sa carrière en février suite à sa mise en cause dans l'affaire de dopage Puerto, en Espagne, est l'un des derniers anciens de Telekom à se taire encore sur les pratiques de la formation allemande.
Il a toujours assuré ne s'être jamais dopé : « Je n'ai rien à me reprocher, je n'ai jamais trompé personne », avait-il affirmé en février dernier.
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