14 mai 2007

Début de l'audition de Floyd Landis
devant l'agence d'arbitrage américaine
L'audition de l'Américain Floyd Landis, jugé par l'agence d'arbitrage américaine (AAA) pour son contrôle positif durant son Tour de France victorieux en 2006, a débuté lundi à Malibu (Californie) pour neuf jours de débats qui décideront de l'avenir du cycliste.
Landis, 31 ans, est arrivé juste avant 9h00 (heures locales), une demi-heure avant le début de l'audition dans le bâtiment de l'Université de Pepperdine, qui accueille les débats dans sa salle de procès.
"Je suis vraiment content que cela commence enfin. Je suis confiant. Et j'espère que (les juges) seront justes", a simplement commenté à son arrivée Landis, habillé d'un costume noir, d'une chemise blanche et d'une cravate jaune, et entouré de son équipe d'avocats et conseillers.

Quelques minutes plus tard, les parents de Landis, de confession mennonite, sont arrivés. Selon Michael Henson, porte-parole du coureur, ils ont prévu de passer la semaine auprès de leur fils.
Les trois juges de l'AAA ont d'abord donné la parole pendant 20 minutes à l'Agence américaine antidopage (USADA), chargé d'instruire le dossier, par l'intermédiaire de Richard Young, puis au cycliste, via l'un de ses avocats, Howard Jacobs.
Sauf coup de théâtre ou débats raccourcis, l'audition, assortie de nombreux témoins appelés par les deux parties, est prévue pour durer jusqu'au mercredi 23. Dimanche sera jour de repos. Et les journées sont programmées de 9h30 à 17h00 tous les jours.
Le Dr Jacques de Ceaurriz, directeur du laboratoire de Châtenay-Malabry, qui a procédé aux analyses, est attendu, avec des techniciens français, pour témoigner.
A l'issue de cette audition, les juges doivent décider de la culpabilité de Landis, qui risque deux ans de suspension.
Victime d'une terrible défaillance lors de la 16e étape du Tour de France, le leader de Phonak avait été contrôlé positif à la testostérone au soir de la 17e étape, au cours de laquelle il avait réussi une échappée solitaire de 130 km.
Depuis l'annonce de son contrôle, Landis et son entourage ont multiplié les recours stigmatisant quasiment systématiquement l'incurie du laboratoire français de Châtenay-Malabry (LNDD), "responsable" des analyses positives des échantillons A et B et auteur, selon le cycliste et son entourage, de plusieurs vices de procédure.
En cas de sanction, Landis, qui perdrait dans la foulée son titre de vainqueur de la Grande Boucle-2006, devrait logiquement faire appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS).
En cas de décision favorable au coureur, c'est l'AMA, l'agence mondiale antidopage, l'USADA et très probablement l'UCI, l'Union cycliste internationale, qui feraient appel auprès du TAS.
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