Note du webmestre :
David Veilleux nous livre ses impressions après avoir pris part aux étapes 3 et 4 du 12e Giro delle Regioni
« Je vous transmets avec retard ces deux comptes-rendus de course. Je ne réussis pas toujours à trouver des endroits où l’on peut accéder à Internet ! De plus, à la fin de chaque journée nous devons faire plusieurs heures de voiture pour se rendre au site de l’étape suivante, ce qui ajoute à la fatigue. »
Giro delle Rigioni – Etappa 4, 155,2 Km
Maintenant que nous ne sommes plus que deux coureurs de l’équipe canadienne, notre but est de compléter ce Tour. Nous ne pouvons plus répartir le travail entre plusieurs et il faut se concentrer sur notre route. C’est vraiment le cas : chaque coup de pédale compte !
Le parcours de la 4e étape était très relevé. Il y avait cinq grand prix de la montagne, dont deux très difficiles. La première ascension faisait environ 12 km à seulement 21km du départ. La fatigue accumulée durant le Tour se fait sentir. Aujourd’hui j’ai été distancé pendant les premiers kilomètres de cette ascension. J’ai continué avec quelques coureurs, mais je me disais que si je ne revenais pas au peloton dans la descente, ma journée allait se terminer plus tôt que prévue.
Au kilomètre 51, je rejoins le groupe devant moi qui était assis sur la chaussée. Au début j’ai crains une chute majeure, mais je me rends finalement compte que l’échappée et le peloton se sont trompés de chemin. La course à été neutralisée pendant près d’une heure. Ils ont remis les échappées et le peloton avec leur avance et j’ai pu me remettre dans le groupetto derrière le peloton. Dès le nouveau départ, j’ai presque fait la jonction avec le peloton, mais je n’ai pas été capable de boucher les derniers mètres.
Ensuite, nous avions une descente de 25km très sinueuse. Je descendais assez rapidement avec mon coéquipier Jean-Sébastien, mais une moto de police s’est mise dans ma voie et je n’ai pas été capable de tourner à temps. Je n’allais pas vite et j’ai roulé dans le petit fossé, ce qui m’a ralenti encore un peu. En sortant du fossé je suis tombé, mais je n’ai pas grand-chose. Au pied de la descente, je me suis retrouvé dans un petit groupe et nous avons été capables de terminer dans les délais requis pour prendre le départ de demain, soit à un peu plus de 10 minutes.
J’ai trouvé la journée très longue et la fatigue me rattrape. J’espère que je vais bien récupérer ce soir pour être en mesure de compléter le Tour.
Giro delle Regioni – Etappa 3 169.5 Km
Pour cette 3e étape, nous avons parcouru une distance totale de 169km. C’était très long compte tenu qu’il y avait plusieurs montées longues et difficiles, dont deux ascensions de 2e catégorie.
Le début de la course s’est réalisé à un bon rythme mais après environ 50km les coureurs de l’échappée se sont trompés de chemin. Les commissaires ont neutralisé la course pendant une dizaine de minutes pour permettre à tout le monde de se regrouper.
Ce petit arrêt a semblé calmer les ardeurs et la vitesse a diminué par la suite. Dans les derniers 70 kilomètres, le parcours devenait beaucoup plus difficile. Je me sentais bien dans le peloton, malgré que quelques fois je suis sorti dans les derniers mètres de certains montées. Par contre, je revenais assez aisément dans les descentes. Finalement, je n’ai pas été capable de suivre dans la dernière ascension qui menait à l’arrivée. J’ai donc terminé les 15 derniers kilomètres en solo.
Je suis content de mon étape quand même, en terminant dans un peloton à environ 25 secondes du vainqueur. J’ai remarqué que ma forme s’améliorait, du moins que j’avais de moins en moins de difficulté à suivre le peloton. J’espère donc compléter les deux prochaines étapes dans les délais comme ce sont des parcours toujours aussi montagneux.
Cependant, pour l’équipe, cela n’a pas été aussi bien. Phil Abbott a été disqualifié parce qu’il s’est accroché à la voiture d’équipe pendant que le mécano tentait de réparer sa selle. Ensuite, Charly Vives n’a pas été capable de suivre le peloton durant cette dure journée et il n’a pu rallier la ligne dans les temps exigés. Jean-Sébastien Perron n’a pas lâché même s’il a dû travailler très fort pour terminer dans le temps requis.
Nous ne sommes plus que deux coureurs dans la course. L’étape de demain s’annonce très difficile avec un col de catégorie 1. Mais demain sera un autre jour …
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