22 avril 2007

Des Australiens séduits par Garneau

Performants cyclistes australiens recherchent équipe de bonne réputation, de préférence en Amérique, afin de parfaire leur cheminement sur route tout en vivant une expérience de vie dépaysante.

Tim Hucker et Peter Micheal Ladd n'ont pas tout à fait pris cette voie pour se faire connaître ici, mais ils arrivent tout de même au résultat espéré. Les deux Australiens de 27 et 22 ans ne demandaient pas mieux que d'être recrutés par Louis Garneau.

L'ancien cycliste et homme d'affaires possède ses contacts un peu partout dans le monde. Martin Barras, l'ex-cycliste de Sainte-Foy devenu entraîneur de l'équipe nationale australienne, l'a mis au parfum de quelques-uns de ses talents. Plusieurs semaines plus tard, voilà que les deux lurons revêtent le maillot rose qui caractérise l'équipe Garneau Optik.

« Nous sommes entrés en contact via Internet. Nous connaissions bien Louis Garneau de réputation. Nous adorons tous les deux ses vêtements et nous savons ce qu'il a fait dans le monde du cyclisme. C'était un rêve de courir pour lui », mentionnait, hier, Tim Hucker, lors d'une rencontre à Saint-Augustin, où Louis Garneau loge ses deux nouveaux poulains.

Ces derniers ne semblent pas piqués des vers. Peter a enregistré plusieurs podiums comme junior. Chez les moins de 23 ans, il a même terminé septième aux championnats nationaux sur route. Tim, pour sa part, a découvert le vélo à 17 ans comme exercice de réhabilitation lorsqu'il s'est blessé au football australien. Il a notamment terminé premier l'an dernier lors d'un critérium national.

Tout un accueil !
Tim et Peter auraient rapidement pu déchanter lors de leurs premiers moments chez nous. C'est qu'ils se sont pointés à Québec le week-end dernier, en plein dans les derniers soubresauts de l'hiver québécois.

« Nous avons quitté notre pays et il faisait encore 30 degrés. Après 35 heures de vol, nous sommes débarqués de l'avion et on se demandait bien ce qui se passait avec toute cette neige et ces vents qui ne finissaient plus. Ce fut un choc, mais une belle expérience », rigole le plus jeune des deux, Peter Micheal Ladd.

Après tout, il en fallait plus pour briser le moral des deux compères sur roues, qui vivront leur premier test aujourd'hui, lors de la classique Chlorophylle, à Pont-Rouge.

« C'est un beau défi. Nous verrons comment nous nous comparons aux cyclistes d'ici. Il s'agit pour nous d'une belle opportunité de courir chez les professionnels et c'est peut-être un tremplin vers des courses importantes aux États-Unis », lancent-ils à l'unisson.


22 avril 2007

Lock-out au Journal de Québec

Rien ne va plus au JourJournal de Québec. Sun Media a décrété un lock-out ce matin. Environ 150 journalistes et employés de bureau sont touchés.

Depuis 9h, des gardiens de sécurité ont barricadé les locaux du quotidien de la Vieille-Capitale.

Les négociations entourant les salaires et la description de tâches sont au coeur du litige.

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et la partie patronale étaient en pourparlers depuis décembre 2006.

Selon la direction, les deux syndicats du Journal de Québec refusent de s'adapter aux conditions de travail dictées par la nouvelle réalité économique du marché.

La direction a déposé une offre globale, qualifiée de finale, le 20 février dernier. Seul le syndicat des représentants des ventes a accepté la proposition de l'employeur, ce qui a mené à la signature d'une nouvelle convention collective le 2 mars.

L'employeur assure les lecteurs du Journal de Québec que le quotidien continuera à être publié.

Corporation Sun media est une filiale de Quebecor Media. Les porte-parole syndicaux doivent réagir cet après-midi.


22 avril 2007

Lock-out au Journal de Québec

Un lock-out a été décrété au Journal de Québec. La mesure touche 140 employés, soit les journalistes et employés de bureaux du quotidien. Les pressiers sont, pour leur part, invités à rentrer au travail.

Les questions salariales et la description de tâches sont au coeur du litige.

Selon le porte-parole de Quebecor Média, Luc Lavoie, les employés doivent faire face aux nouvelles réalités du marché, notamment avec le développement de l'Internet. L'employeur souhaite que ses journalistes, qui gagnent en moyenne 86 000 $ par année, soient plus polyvalents et adoptent la semaine de travail de cinq jours, au lieu de quatre comme c'est le cas présentement.

L'employeur réclame aussi le départ d'un certain nombre d'employés de bureau puisque l'entreprise s'est dotée d'un centre d'appel central pour les annonces classées, à Kanata, dans la région d'Ottawa. Ce centre, qui desservira la clientèle de partout au pays, permettra aux annonceurs d'être à la fois dans les journaux et sur Internet. Selon M. Lavoie, Quebecor Media offre des primes de départ de 78 semaines aux employés visés.

L'employeur assure les lecteurs du Journal de Québec que le quotidien ne subira aucune interruption de publication. Pour ce faire, le quotidien se servira d'articles du Journal de Montréal et de l'équipe de cadres en place à Québec.

La partie patronale a déposé une offre globale le 20 février dernier. Seul le syndicat des représentants des ventes a accepté la proposition de l'employeur, ce qui a mené à la signature d'une nouvelle convention collective le 2 mars.

Les négociations au Journal de Québec ont débuté en décembre 2006.

Les porte-parole des syndiqués du Journal de Québec (SCFP-FTQ) vont réagir à cette annonce de lock-out en point de presse, dimanche après-midi, à 15 heures.


À lire également : le blogue de Patrick Lagacé.


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