11 avril 2007


Pendant un bout de temps, Bruno Langlois troquera le vélo pour les béquilles.

Bruno Langlois, happé par une auto au US Open

Bruno Langlois va se souvenir longtemps de sa participation au premier US Open de cyclisme sur route présenté en Virginie.

René Allary

Il a été heurté par une automobile après qu'il eut décidé d'abandonner en raison des conditions climatiques hivernales qui sévissaient, samedi dernier, dans la région de Richmond. Une fracture du péroné, une importante lacération au mollet et une entorse à la cheville vont le tenir au repos forcé pendant quelques semaines.

La course s'est amorcée sous le point de congélation et par un vent glacial. Des 160 coureurs qui ont pris le départ, seulement une quarantaine ont franchi la distance de 179 km. « Après avoir complété le tiers de l'épreuve, j'ai décidé d'arrêter. Je ne voulais pas me rendre malade. J'aurais pu rentrer à l'hôtel à bord du véhicule de l'équipe, mais j'ai opté pour faire le trajet à vélo sous forme d'entraînement. Peu de temps après, une automobile m'a heurté par derrière », raconte le Rimouskois qui roulait en compagnie d'un cycliste Mexicain qui a été blessé moins grièvement.

L'accident est survenu sur une route secondaire où la limite est de 100 km heure. L'alcool pourrait être en cause. Selon des témoins, l'homme qui conduisait semblait en état d'ébriété. Une enquête policière est en cours.

Langlois a été propulsé dans un fossé. Son vélo est une perte totale. « La neige avait viré en pluie. J'étais dans la boue. Je me tenais la jambe gauche et je voyais des morceaux de peau qui pendaient. Je suis resté là pendant 45 minutes, le temps que l'ambulance arrive. J'étais en situation d'hypothermie. Il y a deux femmes qui sont venues m'aider.»

On l'a ensuite conduit à l'hôpital de Richmond, où le diagnostic des médecins est tombé. Il a subi une intervention chirurgicale mineure. En fin de soirée, son entraîneur avec l'Équipe de Vallée de l¹aluminium/Devinci, Alexandre Lavallée, l'a ramené au Québec. Une balade d'une quinzaine d'heures. Après de nouveaux examens à l'hôpital de l'Enfant-Jésus de Québec, il a rejoint le domicile familial, lundi soir, à Rimouski.

« Je suis chanceux dans ma malchance. Ce qui m'attriste le plus, c'est que cet accident va escamoter passablement ma saison et qu'il vient anéantir tous les sacrifices que j'ai faits dans ma préparation. Mais je suis un gars de défi qui a su surmonter des obstacles et je vais à nouveau me retrousser les manches. Je serai de retour sur le vélo, cet été », lance-t-il avec détermination.

C'est surtout la guérison de sa plaie au mollet qui va déterminer la date de son retour. Il est possible qu'une greffe de peau soit nécessaire. Depuis trois jours, son téléphone portable et son adresse de courriel sont inondés de messages d'encouragement. « Il y a beaucoup de gens qui me soutiennent. Je suis bien appuyé. Ça va m'aider à remonter la pente. Je vais revenir et gagner des courses. »

Entre temps, il a confié à un ami cycliste et avocat, d'entamer des procédures contre l'automobiliste qui l'a fauché.


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Guy Maguire, webmestre, info@veloptimum.net
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