13 avril 2007

Une place de choix pour le cyclisme féminin
Le Tour du Grand Montréal continue de prendre de l'expansion alors que la Coupe du monde de cyclisme féminin de Montréal descend de la montagne pour célébrer son 10e anniversaire, l'été prochain.

| Des articles de Martin Smith |
Le lancement de ces deux événements s'est fait hier avant-midi dans le hall d'honneur de l'hôtel de ville de Montréal en présence des maires des trois autres villes où le Tour passera au début de juin.
Force est de constater que les limites du «grand » Montréal ne finissent plus d'être repoussées alors que cette compétition cycliste, dotée de la plus haute sanction internationale, passera pour la première fois par Châteauguay et... Granby, en plus de retourner dans les vergers de Mont-SaintHilaire.
Personne n'a relevé cet impérialisme géographique, mais tous ont souligné l'importance d'accorder une place de choix au cyclisme.
« Un sport qui fait partie intégrante de la qualité de vie et de la protection de l'environnement en milieu urbain », a souligné le maire Richard Goulet, de Granby.
« Le cyclisme se marie très bien avec les valeurs écologiques », a rajouté le maire Michel Gilbert, de Mont-Saint-Hilaire.
Été sportif à Montréal
Pour sa part, Francine Sénécal, vice-présidente du comité exécutif de la Ville de Montréal et présidente d'honneur des deux événements cyclistes, les a qualifiés de «magnifiques activités» qui permettent de reconnaître «le haut niveau du sport d'élite féminin» et méritent donc «toute notre admiration, toute notre aide».
Après avoir attrapé la piqûre pour la Coupe du monde et le Tour en y assistant l'an dernier, Francine Sénécal a souligné que ces épreuves cyclistes cadraient bien dans le décor puisque «Montréal sera vraiment placé sous le signe du sport, l'été prochain. »
De juin à septembre, on pourra aussi assister à neuf matchs du Mondial junior de soccer, au Grand Prix de formule 1, aux Internationaux de tennis du Canada et à la Coupe des Présidents, entre autres.
Départ et arrivée sur avenue du Parc
Au chapitre des nouveautés, le départ et l'arrivée de la 10e Coupe du monde auront lieu sur l'avenue du Parc « pour favoriser les sprinteuses et ainsi permettre à plus de monde de vivre une fin de course spectaculaire », a expliqué le promoteur Daniel Manibal.
La réputation de la Coupe du monde montréalaise et le double avantage de disputer ensuite le Tour du Grand Montréal (4 au 7 juin) puis le tout nouveau Tour de l'Île-du-Prince-Édouard (9 au 14 juin) risquent d'attirer les meilleures équipes au monde.
« Il ne faut pas oublier qu'il s'agit de courses pouvant servir de qualifications pour les Jeux olympiques de Pékin en 2008 », a fait remarquer Daniel Manibal.

Daniel Manibal tous azimuts
Martin Smith
Daniel Manibal est un « incontournable » dans le milieu du cyclisme féminin au Québec qui lorgne maintenant les Maritimes et les Etats-Unis.
Après avoir donné ses premiers coups de pédale avec la Coupe du monde de cyclisme féminin de 1998, le promoteur y a ajouté un Tour du Grand Montréal en 2002, puis leur greffe un Tour de l'Île-du-Prince-Édouard à partir de l'été prochain.
« Daniel Manibal est un homme qui a des rêves et qui les réalise », a lancé tout de go la vice-présidente du comité exécutif de Montréal.
Francine Sénécal aurait aussi bien voulu parler ouvertement du premier Tour Montréal-Boston pour l'élite masculine (dates retenues : 5 au 12 août), mais a seulement pu effleurer le sujet puisque le montage financier n'est pas complètement bouclé.
Il reste encore aux partenaires américains à trouver le dernier million d'un budget global de 7,5M$.
« On vient de finaliser les parcours avec les consultants, a consenti à révéler Manibal. Les villes étapes sont déterminées au Québec.
« Par ailleurs, pour les autres renseignements, je préfère attendre en espérant que toutes les pièces du puzzle tomberont en place. »
page mise en ligne par SVP

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