26 mars 2007
Ça y est, plus que quelques heures, et on va enfin savoir qui ne tiendra pas ses promesses au cours des quatre prochaines années.

Je sais, vous avez hâte que ça se termine.
Mais il y a des gens qui ont encore plus hâte que vous: les candidats. Surtout les candidats-vedettes.
Vous savez, ceux dont le seul nom était censé fouetter notre sang et électrocuter nos sens...?
De belles prises
Au début de la campagne, les chefs de parti (surtout Jean Charest et André Boisclair, qui avaient passé l'hiver à pêcher à la dynamite) étaient tout fiers de nous montrer leurs prises. On se serait cru au Salon Chasse et pêche.
« Regardez-moi ce beau journaliste ! Tout fringant, tout pimpant ! Je l'ai pêché en allant enregistrer un quiz, à Radio-Canada. Il attendait tranquillement l'ascenseur à quelques pieds de moi, mon chef de cabinet a sorti son harpon et hop ! on l'a embarqué... »
« Regardez-moi cet homme d'affaires. Ça, c'est un beau trophée ! Ça m'a pris trois semaines pour l'attraper, on a tendu des collets un peu partout autour de son condo, puis un jour, il est sorti acheter du jus d'orange... On l'a tiré entre les deux yeux, il n'a jamais su ce qui l'avait frappé. Un jour, c'était un entrepreneur actif et dynamique, le lendemain, il souriait derrière Michou. »
Ils étaient tout fiers de nous montrer leurs nouvelles recrues, les chefs.
Puis un jour, rien.
Les nouvelles recrues avaient disparu.

Pierre Curzi, Martin Drainville, Christine Saint-Pierre, Marguerite Blais, Marc Laviolette, Pierre Arcand se sont tous transformés en plantes vertes.
« Si j'avais su... »
C'est l'un des plus gros mystères de cette campagne. Pourquoi aller chercher des candidats-vedettes si on ne les montre pas ?
Prenez votre Petit Robert, et regardez le sens du mot «Vedette» :
« Au théâtre, le fait d'avoir son nom imprimé en gros caractères. »
Comme :
« Jean Charest vous présente PIERRE ARCAND. » Et non : « JEAN CHAREST vous présente l'autre, là, avec une barbe... »
Qui sait ? Quand ils parlaient de candidats-vedettes, les chefs faisaient peut-être référence à l'autre définition du mot «Vedette» :
« Soldat placé en sentinelle pour observer et renseigner. »
Ce qui, en termes militaires, veut dire : « Plante verte. »
Ça aurait du sens.
Imaginez...
Vous êtes une personne brillante, influente, qui jouit d'une grande renommée, vous êtes habitué à être l'attraction principale, et un jour, on vous retire de votre milieu et on vous parachute dans un souper-spaghetti à Saint-Glin-Glin pour que vous puissiez remplir un trou dans une photo noir et blanc qui sera imprimée à la page 16 du journal local.
Je suis sûr que dans votre for intérieur, vous répétez la célèbre phrase de La Guerre des boutons :
« Si j'avais su, j'aurais pas venu...»
C'est comme la fille qui étudie le théâtre pendant dix ans pour jouer une fille qui parle avec son chum dans le resto de Virginie...
L'énigme Charest
C'est quand même bizarre, toute cette emphase mise sur le chef.
Jean Charest a passé la campagne à dire qu'il avait la meilleure équipe, que l'ADQ était un one-man show, que Boisclair n'avait pas réussi à former un dream team digne de 1976...
Et que faisait-il, pendant ce temps ? Il cachait ses propres candidats !
Marguerite Blais s'est pogné le menton pour une photo géante, et ensuite, elle est disparue dans la brume...
Bonjour, bonsoir, « don't call us, we'll call you ».
Moi, ce soir, quand les résultats sortiront et que les chefs commenceront à regrouper leurs troupes pour la traditionnelle photo de famille, j'aurai une petite pensée pour ces hommes et ces femmes qui ont tout laissé tomber pour jouer aux potiches.
Je leur dis «Merci». Sincèrement.
Il faut croire dans sa cause en maudit pour accepter de disparaître de cette façon...
24 mars 2007
16 mars 2007
Le Parti libéral du Québec cache-t-il Christine Saint-Pierre ?
C’est une question, comme ça. Parce qu’on ne la voit pas trop, trop, la candidate-vedette des libéraux dans L’Acadie. Aux Francs tireurs, notre demande d’entrevue est restée lettre morte. J’ai d’autres amis, dans d’autres réseaux, qui se sont aussi fait dire non en tentant de booker l’ex-correspondante de Radio-Canada. On voudrait la cacher qu'on ne ferait pas mieux.
La semaine dernière : Paul Larocque de TVA questionne Mme Saint-Pierre sur le Rwanda et l’affaire Philpot. Et là, une attachée de presse du PLQ attrape la future députée par le bras et décrète que l’entrevue est terminée. Mme Saint-Pierre se fait donc couper le sifflet par l’attachée de presse, qui la tire à l’écart. Brève de Simon Boivin dans Le Soleil du 9 mars : « Quelques journalistes ont cherché à prendre la réaction de leur ex-collègue, Christine Saint-Pierre, sur la controverse entourant Robin Philpot et le génocide rwandais. Après quelques minutes, une attachée de presse est arrivée, a saisi la candidate-vedette dans L'Acadie par le bras, avant de l'extirper sans mot dire, en route vers une salle à l'écart. Il faut dire qu'on l'a vue plus à l'aise devant la caméra. Après cette désincarcération, il a été possible de lui poser quelques questions, plus tard, lors du point de presse officiel ». Malaise.
La seule entrevue substantielle de Mme Saint-Pierre, donc, fut à Tout le monde en parle. Sinon, dans les médias écrits, rien d’exhaustif. Que de petits papiers dans des hebdos. Son ex-collègue de Rad-Can, Bernard Drainville, en revanche, est sur toutes les tribunes pour le PQ.
Oui, le PLQ montre Mme Saint-Pierre, la fait monter sur le «stage». Elle y fait de beaux sourires. Mais peut-elle parler ?
Un seul commentateur, si je ne m’abuse, a relevé le fait que Mme Saint-Pierre n’a pas grand-chose à dire, et c’est François Parenteau, justement à propos de son passage chez MM. Turcotte et Lepage. Sinon, Mme Saint-Pierre fait campagne sous le radar, peinarde, tranquillos. Je trouve ça chicken de la part d’une journaliste de carrière, de son niveau, qui devrait avoir un tas de choses à dire sur un tas de trucs.
Il va falloir cesser de parler de Christine Saint-Pierre comme d’une candidate-vedette. Il va falloir parler d’une candidate-plante verte, dans le sens de décorative.
| Commentaires dans VOIR |
Christine St-Pierre a bien paru ???
Après avoir lu votre reportage, je me demande si on a vu la même émission. Pour moi Christine St-Pierre m'a donné l'impression d'une personne complètement dépassée par les événements. À chaque fois que la caméra était braquée sur elle, on voyait le même petit sourire insignifiant. Aucune réplique, surtout à Khadir qui a eu le mérite de brasser la cage. C'est ce qu'on veut en politique, surtout en campagne électorale : un débat sur les vraies questions :l'environment, la santé. Drainville a tenté d'échanger avec Khadir alors que St-Pierre a resté assisse muete comme une carpe ! Quand même désolant pour une ex-journaliste ! L'ADQ et Québec Solidaire n'ayant jamais été au pouvoir ont la chance de dire les vraies choses (abolition des commissions scolaires, chantage des multinationales pharmaceutiques et du pétrole) ce qui fait contraste avec les réponses programmées des libéraux et péquistes.
Gérald Vallée

| Commentaires |
C'est une fille que j'adore. Belle, et franche, justement. Alors, elle n'est peut-être pas à sa place en politique... On ne peut pas lui demander quand même de parler "anonymement", c'est une personne connue. On sait qu' elle a ses propres points de vue. Elle a vu beaucoup de choses et elle a fait de très bonnes analyses pour RD. Chère Christine, je ne sais pas comment tu fais. Car tu es plus qu'une fleur à la boutonnière...
Elle ne fait pas le poids à côté de Bernard Drainville. Néanmoins, elle semble sincère, naive et elle fera une excellente députée. La campagne libérale étant un désastre, elle doit elle se cacher !!!
S. Côté
Une plante-verte qui ira se faire élire les deux doigts dans le nez dans la circonscription rouge de l'Acadie même si elle n'aura pas dit un mot de toute la campagne. Il n'existe à peu près plus de circonscriptions au Québec ou un parti politique est certain de faire élire n'importe qui; a part bien sûr les bastions anglophones du PLQ dans l'ouest de Montréal. C'est ce qui fait en sorte que le Parti des Limaces du Québec ne pourra jamais obtenir moins d'une quarantaine de sièges lors d'une élections générale. Et peut conséquemment toujours garantir des comtés à des candidats-vedettes francophones qui n'ont de vedette que le nom et qui, de toute leur bravoure politique, préfèrent aller se faire élire dans des comtés de l'Ouest de l'île. Pourquoi avoir à se battre et faire du porte-à-porte dans des comtés francophones quand on peut être invisible durant toute une campagne et se faire élire ? Pourquoi Christine St-Pierre serait-elle de toutes les tribunes quand elle n'a même pas besoin de parler et d'avoir un minimum de visibilité pour gagner ? Nul besoin de demander pourquoi les Québécois font preuve de cynisme à l'égard de la classe politique. Et qu'on ne me vienne pas me jouer la chansonnette "C'est pareil au PQ". À l'heure actuelle, il ne doit pas y avoir beaucoup de candidats péquistes qui peuvent se permettent de la jouer "relax". Et je préfère qu'il en soit ainsi car la démocratie ne s'en porte que mieux. Mais je divague...l'Ouest de Montréal a depuis longtemps peinturé le mot démocratie en rouge.
Benoît Cayouette
Même constatation à propos de la présence de Madame St-Pierre à TLMEP. Elle a laissé la grande gueule à Drainville se faire aller sans réagir autrement qu'avec un sourire. Trop coincée la madame.
J'ai ragé tout le long de l'émission : pourquoi ne lui a-t-elle pas rivé son clou dans un premier temps et par la suite imposer son point de vue ?
Elle était encore dans la ouate de la SRC, chiendicaleuse et routinière. Et Drainville était encore, même à ce moment-là, son "cher collègue" ... Ce que je pense de l'attitude de Madame St-Pierre ne passerait pas la rectitude éditoriale de votre blog ...
Je crois qu'elle n'est pas faite pour la politique. Elle manque de "punch". On ne va pas en politique parce qu'on a des opinions. N'importe qui en a. Même les "matantes".
Il faut du feu, de la passion et une bonne dose d'agressivité, de la mauvaise foi ("convictions") et une grande gueule comme le gros bouffon Denis Coderre ou André Arthur.
Elle ne doit pas être capable d'aller au-delà de petites chicanes de filles. Comme André Boisclair et son "picossage".
Ras-le-bol du marshmallow !
Ras-le-bol des "matantes" !
Tassez-vous de d'là !
Claude LaFrenière
Après Julie Miville-Deschênes et Guy Gendron, Christine Saint-Pierre a été une piètre correspondante de Radio-Canada à Washington. Heureusement que Joyce Napier a pris la relève.
Tout ce que Christine Saint-Pierre, qui a été correspondante aux USA pendant des périodes critiques, a été de faire des reportages insipides depuis Pennsylvania Avenue.
Je ne l'ai jamais vue faire du journalisme de recherche.
Alors, il ne faut pas se surprendre qu'elle soit une candidate faible que l'on surveille de près.
Elle se mariera très bien avec les plantes vertes de l'Assemblée.
Effectivement, qui a dit que l'ADQ n'avait pas d'équipe ?
Jean Picard
Pourtant j'ai vu sa face sur un tas de pancarte dans l'Acadie à mon retour du cinéma tantôt. Bonne job de Photoshop avec les mentons. Oui, on critique l'inexpérience ministérielle de l'équipe de Dumont, alors que la baîllon est constamment appliqué aux candidats vedettes. St-Pierre est une AUTRE victime du grand ministre de la propagande, après les Mulcair, Bellemarre, Séguin et compagnie. Mais les rumeurs courent que Jean Charest a contracté la C. Difficile (Charest Difficile). Pas pour rien qu'il a mauvaise mine, qu'il manque ses rendez-vous, qu'il énonce n'importe quoi, il est malade. Laissez-le donc tranquille, gang de méchants! ;-)
JF Gagné
Normal qu'on lui demande au PLQ de se tenir "peinarde", le temps qu'elle assimile parfaitement le discours bidon de la parfaite petite candidate en papier-maché, étant donné sa prestation à TLMP où pour une "pro" de l'information elle avait eu des allures d'étudiante de 1ere secondaire en proie à une crise d'hyper-ventilation lorsqu'était venu le temps de régurgiter la cassette officielle du parti. On imagine facilement le fiasco si en plus de respirer lorsqu'elle parle, il fallait aussi lui demander de penser... La stratégie du PLQ est très simple, un nom connu, un beau minois féminin, un comté Libéral depuis la 2e glaciation, ça donne une belle pancarte, et pas seulement sur les poteaux, à l'Assemblée Nationale aussi.
Alain
Venant de Radio-Canada, Dame St-Pierre s’attendait-elle à un chauffeur, une limousine et des discours rédigés par des penseurs diplomate ou autres, comme le vit si singulièrement et glorieusement sa consœur Michaëlle Jean ?
Le swing de la réalité politique de tous les jours n’a rien en commun avec la valse des bulletins de nouvelles dont Madame St-Pierre avait charge.
Avec l’élégance et le raffinement qu’on lui connaît, Madame St-Pierre, tout autant que Monsieur Drainville, doit être terrorisée, glacée et abasourdie, juste à voir le niveau où en sont rendus les bagarres sauvages que mènent les «gangsters de rues» du PLQ et du PQ.
Son chef libéral cède à la panique et se comporte de façon aussi grossièrement agressante que celle dont se rappelle la député péquiste Elsie Lefèbvre.
Boisclair dérape et va jusqu’à dire que l’ADQ n’a pas de ministrables, alors qu’il semble oublier que le PQ dont les ménestrels résiduels sont sans chef, s’épavent au rythme des vents et suivant des remous qui bouillonnent.
Boisclair va jusqu’à dire, sans même réaliser l’illogisme et l’illégitimité, qu’en situation minoritaire, son gouvernement irait de l’avant avec son référendum séparatiste.
Le peuple est en rogne et sa grogne déstabilise Boisclair et déséquilibre Charest.
Les résultats du 26 prochain diront si c’est tant pis ou tant mieux.
Et si le peuple en avait son ras-le-bol des docteurs verbeux, des spécialistes ambitieux, des doyens creux et des universitaires prétentieux et pompeux, des avocats bilieux et belliqueux qui font avocasseries et procès sans fins ainsi que des petits bourgeois creux et précieuses ridicules qui, tout aussi risiblement que ne le fait Boisclair, parlent-parlent, jasent-jasent d’une marge de manœuvre qui n’a d’égal que le trou béant d’un endettement relevant de l’incurie et du scandale.
Les souverains, les kings, les tzars, les divas et les téteux capitalistes qui sont au service de leur obèse ego, de leurs porte-feuilles et sacoches, justifient et animent l’actuelle cacophonie sans précédent dont la surprise restera sur prises.
G. Pagé
De toute évidence, Mme Saint-Pierre est sous surveillance. Non pas pour ce qu’elle dit en public, mais pour ce qu’elle a dit en «caucus». Mme Saint-Pierre a deux grandes qualités, celle d’être fédéraliste et celle d’être libérale. C’est tout. Mais pour le reste … Le seul problème, c’est qu’elle s’est trompée du côté de rivière. Elle aurait dû tourner ses pénates vers Ottawa et non pas vers Québec. Le PLQ s’en est rendu compte un peu tard et ils savent que son credo politique pourrait faire plus de tort que de bien au parti. Pourquoi pensez-vous que le PLQ la retire des tribunes ? Demandez-lui ce qu’elle pense de la «Nation», demandez-lui ce qu’elle pense de la partition ? Vous imaginez Justin Trudeau au PLQ ? Hé ben, Christine Saint-Pierre c’est pareil. Poser la question, c’est lui répondre. Sa prise de position sur la présence du Canada en Afghanistan et son passage à Tout le monde en parle ne sont qu’un obscur présage de ce que la «chose» peut faire hors de son enclos.
Jacques B.
Mme Christine Saint-Pierre m'a déçu à l'émission "Tout le monde en parle" Non seulement elle s'est faite insipide, mais elle est aussi apparue mesquine à l'égard de Bernard Drainville. Lorsque ce dernier a généreusement fait son éloge en la gratifiant de nombreuses qualités aux plans professionnel et personnel, celle-ci n'a rien trouvé de mieux à lui répondre, sur un ton quelque peu ironique, qu'elle avait hâte de l'avoir en face d'elle en Chambre. J'ai eu honte pour elle...et pour les libéraux !
Léo Huppé
Bon,
Personne ne le dira¸ mais est-ce quelqu`un a entendu l'entrevue de Mme Invisible à Christiane Charette ??? Même Mme Charette (de conviction fédéraliste) est resté pantois devant les motivations de Mme Invisible d'entrer en politique. Elle a affirmée avoir parlé à son père, décédé il y a quelques années, et d'avoir eu sa bénédiction !!! Les cartes, le tarot, le surnaturel ça vous dit quelques choses ?!!?!?
Houlema
C'était pas elle, en 2003 au début de la guerre d'Irak, qui s'interrogeait, en direct, sur le pourquoi que les américains faisaient pas décoller leurs B-52 à partir des porte-avions ? Quand on sait qu'un avion de cette grosseur à besoin d'une piste de plusieurs Km de long... Elle ne m'a jamais impressionné comme journaliste. Qu'elle soit libérale ne m'étonne pas.
M-A Laferrière
Il y a u un principe ou quelquefois nous devons nous interroger, celui du «principe de Peters»...
Madame St-Pierre n'est vraiment pas à sa place en tant que candidate à un soit disant parti. Elle n'a pas la verve, la vigueur, le charisme, la conviction dans les yeux pour convaincre les gens. De plus, elle ne semble pas être capable de prendre sa place.
J'espère qu'elle retournera vite à son métier de journaliste. Soit sur la scène nationale ou internationale. Sans m'impressionner, elle mérite de continuer son travail de journaliste.
Quant à Bernard Drainville, il m'impressionne vraiment. Je le trouve vraiment d'un naturel fou. De plus, son non-verbal confirme que ses propos sont en accord avec sa pensée.
Maria-Élisa
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