
Une première en France pour Calyon/Litespeed
L’une des quatre équipes canadiennes appartenant à la catégorie Continentale vient de poser ses bagages dans la région parisienne pour y effectuer dans un premier temps un camp d’entraînement mais surtout pour participer à trois courses relevées du calendrier amateur français : Paris-Troyes (le dimanche 18 mars), la Classique Loire-Atlantique (le vendredi 23 mars) et la Roue Tourangelle (le dimanche 25 mars). Toutes ces courses ont la classification 1.2 et sont donc ouvertes aux équipes du circuit européen mais également à toutes les équipes continentales de tous les circuits.
C’est ainsi qu’à Paris-Troyes, l’équipe Calyon/Litespeed Pro Cycling Team se retrouvera confrontée, entre autres, aux équipes pros européennes comme Roubaix Lille Métropole, Bretagne Armor Lux, Auber 93, Team Moscow Star (Russie), Atlas Romer's Hausbäckerei (Allemagne), CC Polsat (Pologne) et Team Designa Kokken (Danemark).
Pour l’équipe dirigée en France par Bernard Vives, cette course sera une grande première. En effet, certains coureurs ont déjà connu les courses européennes mais jamais avec un peloton composé en partie de coureurs pros. Pour Maxime Vives, le second plus ancien de l’équipe « C’est vraiment le départ de la saison 2007. Par rapport à l’an passé, tout a changé, tout a augmenté. Pour notre première course en Arkansas l’an passé, nous avions fait 24 heures de voiture au départ de Montréal !!! ».
L’équipe, parrainée par le manager de l’équipe ProTour Crédit Agricole – on se souvient que Roger Legeay était venu en personne assister à la présentation montréalaise de l’équipe – a véritablement évolué cette année. Autour du capitaine de route, le Québécois Erik Lyman, qui a couru en France au CC Etupes, on retrouve des jeunes qui ont réellement envie de se frotter aux pros pour apprendre leur métier de coureur.
Dans l’équipe, Charly et Maxime Vives, Phil Cortes et Ryan Belliveau connaissent déjà les routes françaises alors que Greg Reain, champion du Canada de cyclo-cross, a couru en Europe dans une équipe allemande de cyclo-cross.
Maxime Vives nous a expliqué brièvement un parcours qui l’a amené de France au Québec mais un parcours toujours guidé par l'amour du vélo. D’ailleurs, en dehors de son métier de coureur cycliste et de ses études à l'École des Hautes Études Commerciales de Montréal, il travaille chez un marchand de vélos !!!
Depuis l’âge de 5 ans il pratique le cyclisme, sport qui lui a été présenté par son père Bernard qui le pratiquait déjà en région parisienne. Comme beaucoup, il fréquente l’école de cyclisme où, sous forme de jeux, il apprend l’équilibre, un peu de mécanique mais très peu de compétition. Après l’école de cyclisme, à l’âge où beaucoup d’enfants abandonnent pour se tourner vers d’autres sports, moins exigeants ou tout simplement pour voir autre chose, Maxime persiste et aime le cyclisme.
Arrivé au Canada avec ses parents, il y obtient la double nationalité et continue à se perfectionner tant dans des équipes françaises qu’américaines. On le retrouve au club d’Ermont Eaubonne Saint Prix Cycliste puis il fait partie de l’équipe de l’Avenir Cycliste du Val d’Oise, dans la région Ile de France, structure avec laquelle il accède à la Division Nationale 2. Son avenir est tracé, il passera par le cyclisme de compétition.
Tout en se préparant avec ses six coéquipiers (Ryan Belliveau, Phil Cortes, Erik Leman, Jean-Sébastien Perron, Greg Reain et son frère Charly), Maxime nous explique quelles sont pour lui, qui a connu les deux, les différences entre le cyclisme nord-américain et européen. « Au Québec, beaucoup aiment le cyclisme loisirs, peu le pratiquent en compétition. D’ailleurs il y a trop peu de courses pour qu’il se développe » mais cependant il reste confiant pour l’avenir de son sport dans la Belle Province. « Cette année il y a trois équipes canadiennes continentales, c’est un bon signe ».
Il poursuit en nous expliquant aussi que les courses sont différentes en Amérique et s’apparentent plus à des critériums comme on les connaît en Europe. Cependant, il est optimiste quand il constate le nombre de spectateurs qui se déplacent pour assister à de telles épreuves. Et après nous avoir fait remarquer que maintenant des coureurs européens viennent dans le circuit américain, il garde véritablement le moral pour l’avenir de sa spécialité en Amérique du Nord.
En attendant, il sait que l’épreuve de demain entre Paris (Provins) et Troyes ne sera pas une partie de plaisir pour les sept Canadiens (Brooke Boocock et Mathew Guse sont restés au pays pour des raisons scolaires). Pour cette occasion, son père, son frère et lui ont réuni tout ce q’ils ont pu trouver comme famille et amis pour les assister et les aider aux postes importants que sont le mécano et le ravitaillement.
Une grande première que nous allons suivre sur VÉLONOUVELLES cette semaine.
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