31 mars 2007
Le vétéran champion cycliste Cezslaw Lukaszewicz, de Châteauguay, ne croit pas que le tout premier Tour Montréal-Boston devant passer par sa ville avec un cortège d'athlètes de haut niveau et de journalistes venus des quatre coins de la planète aura lieu comme prévu l'été prochain.
Michel Thibault
"Si ça se réalise, je vais faire ça devant M. Manibal", a lancé "Lukas" en faisant des courbettes devant le journaliste du Soleil samedi dernier.
Daniel Manibal est l'organisateur en chef de cette course à vélo de 1200 km qui doit avoir lieu du 5 au 12 août. Lukaszewicz doute qu'il puisse rassembler la somme requise pour aller de l'avant. "Une course comme ça coûte cinq millions de dollars. C'est beaucoup d'argent. Ça prend une grosse organisation. Il y a toute la caravane. Il faut payer les athlètes, les soigneurs, les entraîneurs..."
Pour le cycliste châteauguois, le parcours de la course qui chevauche deux pays complique aussi les choses. Et il ne pense pas que l'événement va attirer les équipes du Tour de France comme annoncé. "Pourquoi les coureurs du Tour de France viendraient ici ? Il y a déjà plein d'épreuves cyclistes aux États-Unis."
Déjà organisateur de la Coupe du monde de cyclisme féminin qui se tient dans la région de Montréal depuis quelques années et proche des autorités du Tour de France, Daniel Manibal a récemment affirmé au quotidien La Presse que son nouveau projet allait bien et qu'il était confiant de trouver le financement.
Le maire Pavone optimiste
Le maire de Châteauguay, Sergio Pavone, est de son côté très optimiste et son administration se prépare au rendez-vous avec enthousiasme.
"Pour nous, ça fonctionne. On a eu une rencontre avec M. Manibal et tout semble aller dans le bon sens. On est convaincu que ça va aller de l'avant", a affirmé le premier magistrat, questionné par Le Soleil.
Le maire a laissé entendre que lui et le ministre Jean-Marc Fournier avaient eu une réunion très positive sur le sujet à Boston. "Le maire de Boston était là et il était très emballé. Les États embarquent. Tant au niveau des infrastructures routières que de la police."
Les villes sur le tracé de la course contribuent au projet. Deuxième étape du tour, la Ville de Châteauguay doit verser 50 000 $. Elle prévoit consacrer un total d'environ 150 000 $ au tour et à l'étape du mondial féminin qui doit aussi se dérouler dans ses rues, en juin.
Si le Tour Montréal-Boston a bel et bien lieu, Châteauguay veut faire de son étape un grand happening. "On ne veut pas que ça dure seulement une journée. On va organiser des activités pour impliquer toute la population", dit Jacques Roy, directeur du développement économique de la Ville. Pour le bien des athlètes en visite et aussi de tous les cyclistes de la région, certaines routes actuellement en piteux état seront réparées, notamment le boulevard D'Youville. "C'est sûr qu'on va faire des réparations pour le bien et la sécurité des cyclistes mais on ne pourra pas tout réparer. Ça coûterait trop cher", a dit le maire Pavone.
En plus du sport, le Tour comportera aussi un volet "développement économique" dans l'axe Montréal-Boston.
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