17 mars 2007
Denis Bélanger
Marie-Ève Lahaie, originaire de Saint-Basile-le-Grand, est une passionnée du vélo. Elle n'ose pas s'imaginer ce que serait sa vie si elle ne pouvait plus jamais pédaler. C'est cette éventualité qui l'a motivée l'année dernière à parcourir plus de 7 000 km au profit de la Société canadienne de la sclérose en plaques.
En mai 2006, Marie-Ève Lahaie s'est envolée vers San Diego en Californie pour y entreprendre son périple. La femme âgée de 24 est revenue au Québec en août. Elle a amassé 6 500 $ pour l'organisme. Cette accro du vélo, qui demeure maintenant à Sherbrooke, rêvait depuis longtemps de faire une longue excursion. C'est un de ses amis atteint de la sclérose en plaques qui l'a incitée à se lancer dans cette aventure.
"J'ai côtoyé cette personne à l'époque où je participais à des compétitions de vélo de montagne. Il ne peut plus marcher aujourd'hui, en raison de sa maladie. Un jour, je suis allée chez lui où il voulait me montrer son vélo adapté. Il est tombé dans l'escalier alors qu'il se dirigeait au sous-sol à l'aide de ses béquilles spécialisées. C'est à ce moment-là qu'une étincelle s'est allumée dans ma tête. Je lui ai promis de pédaler pour lui."
L'expédition de Mme Lahaie ne s'est pas déroulée sans failles. Elle s'est fait voler son portefeuille et ses cartes d'identité alors qu'elle était au Colorado. Le crime l'a enragée à un tel point qu'elle a décidé d'escalader le mont Pikes'Pea.
"J'avais besoin de me défouler. Je n'aurais jamais gravi cette montagne si je n'avais pas été victime d'un vol. J'ai appris par la suite qu'il s'agit du plus haut sommet aux États-Unis qui peut être parcouru en vélo. Ma performance a d'ailleurs été enregistrée dans les livres des records."
Marie-Ève Lahaie n'oubliera pas non plus les trois semaines où elle a pédalé en compagnie d'un groupe d'hommes de la Californie. "C'est une anecdote qui peut paraître banale pour certaines personnes. Pour ma part, j'étais contente d'avoir un peu de compagnie après avoir roulé en solitaire pendant deux mois."
La jeune femme a eu de la difficulté à se reposer une fois revenue au bercail. "J'étais épuisée , car cela a été une rude épreuve. Je n'étais pas capable de m'arrêter, je suis une fille qui aime demeurer active. Il m'a pris trois semaines avant de prendre un bon repos."
La jeune femme a bien aimé cette expérience et compte bien récidiver dans un avenir rapproché. Elle compte éventuellement appuyer un projet de même nature pour la recherche sur le diabète.
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