18 février 2007

André Nols revient d'un périple de 9000 km en vélo

Professionnel attitré au club Saguenay depuis quinze ans, André Nols n'est pas que bon au golf. On pourrait même dire qu'il se veut aussi un cycliste émérite puisqu'il vient de se taper une balade de 9000 km en vélo.

Michel Villeneuve

Parti de Vancouver le 20 octobre dernier, il a mouliné pendant douze semaines avant d'atteindre Miami, via la côte ouest américaine et les états du sud. Il a effectué pareil périple tout fin seul, aux guidons de son vélo sur lequel il avait accroché quatre sacs de voyage contenant vêtements, matériel de réparation, papeterie et un peu de nourriture.

Souvenirs de voyage
À peine rentré au pays, il affirme garder d'excellents souvenirs de cette excursion de cyclo-tourisme qui s'est finalement fort bien déroulée.

« Au plan physique, raconte Nols qui se prépare à reprendre ses cours de golf, le voyage s'est très bien passé. Je n'ai pas eu de malaise, même si, en certaines occasions, j'ai fait de très grosses journées en raison des conditions climatiques difficiles. Au niveau mécanique, là encore, il n'y a rien eu d'exceptionnel si ce n'est des bris normaux avec lesquels j'ai su composer. Enfin, au plan humain, pareil voyage s'est avéré une excellente expérience de vie pour un type comme moi qui aime la liberté, les voyages, le goût de l'aventure et les défis physiques ».

Longues journées
Au cours de cette randonnée de plus de 80 jours, André Nols n'a été pris que trois jours de congé. Durant tous les autres, il pédalait en moyenne plus de 100 km par jour sur des routes secondaires affichant, toutefois, de magnifiques panoramas. Levé à la barre du jour, après une bonne nuit dans un motel, il enfourchait quotidiennement son vélo afin d'atteindre l'étape planifiée.

« Je m'organisais pour prendre la route au lever du soleil, après un bon déjeuner, et je terminais habituellement ma journée de vélo vers 17h00. Je mangeais et me désaltérais avec les provisions que j'avais ou que j'achetais sur place », indique Nols qui a dû traverser des déserts, gravir des montagnes, rouler dans des viaducs, et ce, par tous les temps incluant des températures sous zéro ou des vents de plus de 70 km.

Anecdotes
De son long périple, l'homme de 49 ans retient une foule d'anecdotes aussi savoureuses les unes que les autres. Il se rappelle, par exemple, qu'au beau milieu d'un désert du Nouveau-Mexique, un résident de l'endroit, venu de nulle part, s'est arrêté pour lui offrir un gâteau. À un autre moment, un Américain de l'Orégon a accepté de lui «donner un lift» jusqu'à une ville voisine pour réparer une roue. L'homme s'est même permis de le ramener à son point de départ, situé à 100 km de là, et ce, après l'avoir attendu pendant plusieurs heures.

Expérience
Il faut dire qu'André Nols n'était pas à sa première sortie extrême en vélo. Il a déjà fait le trajet Windsor-Miami. Il est aussi parti du Tennessee pour se rendre en Floride.

« Mais, soupire-t-il, celui que je viens de faire c'est mon plus important en terme de temps et de distance. Je l'avais en tête depuis longtemps et j'ai pu le réaliser grâce à une bonne préparation. Sans doute en ferai-je d'autres plus tard, mais rien n'est encore décidé ».

Quant, enfin, on lui demande combien lui a coûté cette excursion, sa réponse est la suivante : « Pas beaucoup plus cher que si j'étais demeuré ici pendant tout ce temps. Voyager en vélo c'est économique, stimulant et bon pour la forme ».


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Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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