27 février 2007

Les proches de Simon Boily consternés


Simon Boily

« J'espérais tellement », dit une amie

Roger Blackburn

Les proches de Simon Boily d'Alma étaient consternés hier soir quand ils ont appris que le corps du cycliste de 23 ans avait été découvert au fond d'un ravin, non loin de La Paz, en Bolivie.

Véronique Frigon, une amie de la famille qui coordonne les communications depuis le début de la disparition de l'Almatois, était sous le choc, quand Le Quotidien lui a appris que la police bolivienne avait retrouvé le cycliste sans vie et que les photos venaient d'arriver sur le fil de presse.

"Depuis le début, que je pensais à cette éventualité, mais j'espérais tellement qu'il soit dans un village, quelque part", a confié celle qui avait mis Simon Boily en contact avec des coopérants dans la capitale bolivienne. Véronique Frigon a communiqué avec les parents de Simon, Réjean Boily et Johanne Paradis, en fin de soirée pour compatir avec eux.

Un ami de longue date du cycliste retrouvé mort a exprimé son désarroi au Quotidien en fin de soirée. "On tente de parler avec ses parents pour les réconforter. Simon était comme mon frère. On jouait de la musique ensemble dans le groupe Mosaïque. On l'attendait pour entreprendre une série de spectacles. On est tout ébranlé par cette nouvelle", se résigne Pascal Bouchard d'Alma.

Les parents de la victime n'avaient aucun commentaire à faire en soirée. Le centre des opérations de recherche en Bolivie les avait avisés qu'un corps avait été retrouvé dans un ravin et les autorités devaient leur confirmer qu'il s'agissait de leur fils.

Depuis le mois d'octobre dernier, l'Almatois avait traversé l'Équateur et le Pérou en vélo de montagne et était en Bolivie depuis la mi-janvier. Le dimanche 21 janvier, il a passé la nuit chez une coopérante québécoise en Bolivie, Joyce Hudon, à La Paz. Il a donc quitté La Paz en vélo à 11 h pour s'aventurer sur la route de la mort (Carretta de la muerte) en direction de la région du Yungas, un parcours dangereux mais très prisé des cyclistes pour la beauté des paysages. Il devait se rendre à Coroico (100 km de la Paz) ou à Caranavi (150 km de la Paz), pour ensuite poursuivre sa route vers Sapecho, village où la coopérative El Ceibo qui regroupe plusieurs producteurs de cacao équitable.

Le jeune homme envisageait même de se rendre à Rurrenebaque pour aboutir au parc national Madidi. Il devait être de retour à La Paz aux alentours du 14 février. La famille était sans nouvelle du jeune homme depuis son départ de La Paz.


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Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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