22 février 2007

Un Almatois disparaît

Un jeune aventurier d'Alma parti explorer l'Amérique du Sud en vélo est porté disparu depuis un mois, en Bolivie, après avoir tenté de franchir les 100 kilomètres de la «route de la mort».

Cédric Bélanger

Simon Boily, 23 ans, n'a plus donné de nouvelles depuis qu'il a quitté La Paz, la capitale bolivienne, le 21 janvier dernier.

Via la route qui est considérée par plusieurs comme la plus dangereuse au monde (elle est à flanc de montagne et des centaines de personnes y ont perdu la vie au fil des ans), il devait se rendre dans un village appelé Coroici, à cent kilomètres au nord. De là, il devait regagner La Paz, le 15 février, pour prendre l'avion et revenir au pays.

Il ne s'est jamais pointé à l'aéroport et, le lendemain, sa famille signalait sa disparition.

Surpris par la pluie
Selon une amie de la famille, Simon Boily avait entrepris la traversée à vélo de la cordillère des Andes, en octobre dernier, en Équateur.

« C'est un biologiste et il était très attiré par les réserves fauniques qu'on trouve là-bas. C'est la première fois qu'il se rendait dans les Andes, mais son voyage était très bien organisé et planifié », raconte Véronique Frigon, qui travaille pour le programme Katimavik, au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Les proches s'accrochent à l'espoir que Simon Boily a pu être surpris en chemin par les pluies abondantes qui se sont abattues sur la Bolivie, au cours des dernières semaines. Des inondations ont d'ailleurs provoqué le sectionnement de la «route de la mort» en plusieurs endroits.

« Il y a certains endroits, le long de cette route, où les gens sont isolés. Il est plausible que Simon se soit réfugié dans une maison mais qu'il lui soit impossible de communiquer de quelque manière que ce soit », dit Mme Frigon.

Recherches locales
Dès que la disparition lui a été signalée, le 16 février, le ministère fédéral des Affaires étrangères affirme avoir contacté son consulat, à La Paz.

Selon un porte-parole, Réjean Beaulieu, les autorités consulaires ont aussitôt appelé la police locale, qui aurait amorcé des recherches.

Mais, selon Véronique Frigon, les démarches pour retrouver Simon Boily ne devaient prendre leur réel envol qu'hier, parce que tous les bureaux administratifs du pays étaient fermés, depuis la semaine dernière, en raison de la tenue d'un important carnaval. Quant à la famille du disparu, ils ont refusé toutes les demandes d'entrevue des médias, hier.


22 février 2007

Coup de pouce catholique

Christian Royer, dont le fils Nicolas a disparu sans laisser de trace au Pérou, il y a deux ans, suggère aux Boily de faire appel aux organisations catholiques pour obtenir de l'aide.

Cédric Bélanger

« Qu'ils appellent à leur diocèse et ils vont les mettre en contact avec des gens sur place. En Amérique du Sud, il y a beaucoup de missionnaires catholiques. Là-bas, ils sont dans tous les petits villages et la chaîne va se faire rapidement », a dit M. Royer, lors d'un entretien, hier.

« Ils nous ont beaucoup aidés. Ça va trois ou quatre fois plus vite que le gouvernement », a-t-il ajouté.

Originaire de Victoriaville, Nicolas Royer a disparu en escaladant le mont Pariacaca, en novembre 2004. Jusqu'au mois d'octobre 2005, les proches du jeune homme de 22 ans ont multiplié les efforts pour le retrouver, se rendant même au Pérou pour participer aux recherches, sans succès.

« Nous n'avons jamais retrouvé son corps », a dit en terminant Christian Royer.


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Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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