14 février 2007
Présentation, hier, du prochain Paris-Nice sur fond de « guéguerre » avec les instances internationales.
Frédéric Sugnot
Le vélo, malade du dopage, est sur son lit d’hôpital et la grande famille du vélo se dispute toujours autour de la presque dépouille. La présentation, hier à Nanterre, du prochain Paris-Nice (11 au 18 mars), traditionnel rendez-vous de début de saison, en a donné un nouvel aperçu. Cette fois, le sujet du dopage est plus ou moins resté sous le béton du conseil général des Hauts-de-Seine qui accueillait l’événement. Avant d’aborder le fond de l’affaire, sachez tout de même qu’après deux étapes de plaine jusqu’à Limoges, la course obliquera vers les reliefs du Cantal et de la Lozère pour la seule arrivée au sommet, en surplomb de Mende. Direction ensuite, l’arrière-pays provençal et Nice.
Pour ce qui est de la nouvelle bisbille en cours, elle tourne autour de la situation de l’équipe belgo-suédoise Unibet. com indésirable au départ. Donnée primordiale d’abord : l’équipe au maillot vert a acheté une licence Pro Tour auprès de l’Union cycliste Internationale (UCI) qui lui garantit normalement sa participation à Paris-Nice et aux plus grandes épreuves du calendrier international. Problème majeur néanmoins : Unibet. com, société de paris en lignes est interdite de publicité sur le territoire français en raison de la situation de monopole de la Française des Jeux et du PMU. Hic majeur enfin : la société organisatrice de Paris-Nice (ASO) comme bon nombre de courses majeures du calendrier font sécession depuis 2004 avec le Pro Tour dont elles refusent d’acquitter le ticket d’entrée. Si vous suivez toujours, on peut résumer l’affaire par un « chacun fait ce qu’il veut et personne ne veut lâcher son bout de gras ». Voilà pourquoi, Christian Prudhomme, le patron de l’épreuve pouvait jouer, hier, les légalistes sans se forcer : « Nous nous préparons à organiser Paris-Nice quoi qu’il arrive, en respectant les textes en vigueur et la réglementation française. » Dindon de la farce finalement, la formation Unibet. com qui vient également de se voir refuser une participation au Tour d’Italie et à Milan-San Remo. Coincé au milieu de la lutte commerciale entre l’UCI et les organisateurs des trois grands tours (France, Italie et Espagne), Unibet ferait bien de tout miser sur sa mort prochaine...
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