19 février 2007


Des gerbes de fleurs et des messages d'adieu ont été déposés dans la neige
au pied de la falaise de Sillery, là où on a trouvé le corps de l'adolescent.
photo : Benoit Gariépy

Des hommages par centaines

Après la triste découverte du corps d'Alexandre Morin, des centaines de personnes ont défilé les unes derrière les autres, les larmes aux yeux, pour se recueillir au pied de la falaise où le jeune athlète a été enseveli sous la neige, à Québec.

Un message de sympathie déposé sur les lieux du drame exprimait bien le sentiment d'une grande majorité de citoyens : « Ta disparition a su éveiller la conscience de milliers de personnes. »

Bien simplement, l'auteur a réussi à résumer le puissant élan de solidarité qui rassemble toute la population depuis près de quatre jours.


photo : Benoit Gariépy

Dernier voyage
Des gerbes de fleurs, des lettres, des animaux en peluche, des lampions, des médailles de cyclisme, et même un petit bateau pour aider Alex à entreprendre un dernier voyage, un cadeau offert par un jeune garçon de sept ans.

« Je te donne mon bateau pour ton voyage vers Jésus. Tes parents sont tristes et nous aussi », pouvait-on lire. Juste à côté, un autre billet d'au revoir : « Nos pensées sont avec toi. »


photo : Benoit Gariépy

Foule impressionnante
Toute la journée, des amis, des proches et des bénévoles ayant participé aux recherches sont venus par centaines derrière l'ancien garage municipal de Sillery pour rendre hommage au jeune cycliste de 16 ans disparu de manière tragique en pleine tempête mercredi dernier.

Une foule impressionnante composée de gens qui, pour la plupart, ne connaissaient pas l'adolescent de Québec. En silence, les visiteurs prenaient tous quelques secondes pour faire un signe de croix ou encore pour lever les yeux au ciel et se demander pourquoi.

La perte d'un enfant
« Mon fils est mort en 1990 à l'âge de 16 ans après avoir combattu trois cancers et subibi 67 chirurgies. Comme parent, je me sens touché. Nous avons fini par l'accepter mais c'est tellement difficile », a confié André Savard.

« Nous sommes tristes depuis le début. Nous aurions vraiment voulu participer aux recherches mais notre santé n'est pas assez bonne. Bon courage aux pa¬rents », a dit un couple de septuagénaires.

Sa tuque
Bien peu de détails ont contribué hier à éclaircir les circonstances du décès du jeune de 16 ans. Un ami d'Alexandre, Charles-Antoine Cloutier, a toutefois confirmé que c'était bien une tuque qui était accrochée à la falaise.

Ce dernier tricote lui-même les tuques de laine, qu'il distribue à ses copains. « C'est moi qui l'ai faite l'an dernier. Je lui avais donné », dit-il.

Lors de son entraînement, Alex portait aussi une montre et une ceinture cardiaque. Si cette pièce n'est pas abîmée, plusieurs données importantes, comme l'altitude et les pulsations, pourraient être utiles aux enquêteurs.


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Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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