13 février 2007

Affaire Lance Armstrong

Pound demeure imperturbable
malgré une réprimande du CIO

Le patron de l'Agence mondiale antidopage, Richard Pound, garde le cap même si le Comité international olympique lui a adressé une réprimande publique pour ses commentaires à l'endroit du cycliste Lance Armstrong.

Pound, qui s'en est souvent pris au cyclisme pour son piètre dossier en matière de dopage, a critiqué un rapport néerlandais qui disculpait le septuple champion du Tour de France d'allégations de dopage.

Le président de l'Agence mondiale antidopage a précisé que ce rapport avait été préparé par un avocat n'ayant aucune expertise en matière de contrôle de dopage et que l'AMA envisageait une action en justice contre lui.

Par la suite, Armstrong a envoyé une lettre de huit pages au président du CIO, Jacques Rogue, et au bureau exécutif le 9 juin accusant Pound - un membre senior du CIO - de conduite « répréhensible et inexcusable». Il avait demandé qu'on l'oblige à quitter son poste de président de l'agence antidopage.

« Cela n'a rien à voir avec la commission d'éthique du CIO ou le bureau exécutif du CIO, a révélé Pound lors d'une conversation téléphonique, hier. Tout ce que je fais ou dit en rapport avec les questions de dopage sont reliées à mon rôle avec l'AMA.

« Je suis redevable envers l'AMA, pas du CIO, a ajouté Pound. Tout ce que j'ai fait est conforme aux instructions et avec l'autorisation de l'AMA. »

Armstrong a mentionné qu'il appréciait certains des efforts déployés par Pound pour débarrasser le sport du dopage, mais il a ajouté que le CIO lui avait également envoyé un message clair.

« C'est un long processus, a dit Armstrong. Compte tenu que le CIO pose rarement ce genre de geste, c'est significatif et je l'apprécie. J'espère qu'il a eu sa leçon. »

Le quotidien sportif français L'Équipe avait révélé, en août 2004, que les urines d'Armstrong prélevées en 1999 lors du Tour de France avaient été a posteriori analysées positives à l'EPO.

L'EPO n'était pas détectable en 1999. L'Union cycliste internationale (UCI), qui avait demandé un rapport après cette révélation du journal français, a ensuite rejeté les accusations de dopage lancées contre Armstrong.


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Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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