26 février 2007

Lyon, la ville qui «love» le vélo

Frédéric Crouzet

Tous les regards sont tournés vers Lyon, la première ville à avoir expérimenté le système de location de vélo en libre service de JCDecaux. C’est dans cette ville que l’afficheur avait créé son premier abribus, dans les années 60. Et là qu’il a mis en oeuvre un système qui tend à se généraliser. Si Lyon a servi de vitrine à Decaux, l’expérience lui a aussi permis d’essuyer les plâtres.

Rançon du succès, chaque jour, près de 10 % des 3.500 cycles gris et rouge répartis dans 300 stations sont immobilisés dans les ateliers de maintenance qui ont dû renforcer leurs effectifs. Vandalisme, roues voilées, bug informatique… les Vélo’V demandent plus d’attention que prévu. Par exemple, il a fallu mettre en place des navettes pour réapprovisionner les collines comme la Croix-Rousse où beaucoup empruntent des vélos mais personne n’en dépose.

Avec 60.000 abonnés, les Vélo’V ont la vie dure. En 2006, ils ont parcouru plus de 12 millions de km et 15.000 locations ont été enregistrées chaque jour. «On ne pensait pas que les gens les utiliseraient autant. Chaque vélo nous coûte 3.000 euros, le double de ce qui était prévu», aime à répéter Jean-Claude Decaux. Le géant du mobilier urbain finance le système en échange de l’exploitation de panneaux publicitaires supplémentaires.

La collectivité, qui avait réclamé des locations de vélo lors du renouvellement du contrat d'affichage urbain en 2004, a elle le sourire. Les déplacements à vélo ont été multiplié par trois à Lyon et Villeurbanne. Et plus de la moitié des utilisateurs, majoritairement les 18-34 ans pour des trajets domicile-travail, déclarent se servir moins souvent de leur voiture. «Les habitants sont contents, cela ne coûte rien. On a fait l’affaire du siècle!», se réjouit Gilles Vesco, le vice-président (UDF) du Grand Lyon en charge des modes doux.


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Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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