23 janvier 2007
Suite à l'article paru aujourd'hui dans le journal « Het Laatste Nieuws », Patrick Lefevere, le grand patron sportif de l'équipe cycliste Quick.Step, a décidé de saisir la justice.
"Leurs accusations sont très graves", a-t-il commenté à la VRT (Radio 1). "Mais la facture que je vais leur présenter sera également très salée..." Lefevere attaque par conséquent en justice. "Je ne vais quand même pas me laisser calomnier aussi gravement sans réagir", prévient-il depuis Genève, où il préside une réunion des équipes du ProTour. "Et certainement pas me laisser traiter de consommateur et dealer de drogue par quelqu'un qui est encore en prison pour triple tentative de meurtre (l'ex-coureur Luc Capelle, ndlr). Ni par quelqu'un qui s'est lui même dopé. Les autres prétendus témoignages son anonymes. C'est facile de s'épancher ainsi sous ce couvert. Prétendre que j'étais en état de dépendance lorsque j'ai dû arrêter ma carrière de coureur, et que j'ai même séjourné dans un centre de désintoxixation est complètement mensonger. J'offre une prime à celui qui arrivera à prouver cela..."
Huit acteurs du monde du cyclisme se livrent en effet aujourd'hui dans le journal « Het Laatste Nieuws » à des révélations sur Patrick Lefevere, dévoilant les détails de trente années d'activités de l'homme dans le domaine du dopage, depuis les années '70 jusqu'à aujourd'hui.
Les huit personnes (son médecin, son ancien meilleur ami et six autres personnes du milieu du cyclisme) évoquent trente ans de dopage, de désintoxication, de fraude, d'amphétamines et d'epo. "Lefevere a arrêté le cyclisme après qu'il était lui-même devenu dépendant des amphétamines qu'il trafiquait", affirment les témoins dans le quotidien. Concernant l'âge d'or de l'équipe Mapei, un médecin-chef italien qui a examiné les coureurs de Lefevere affirme que "les hormones de croissance venaient de la pharmacie et que l'EPO était commandé par les cyclistes via internet. Si vous vouliez faire une bonne saison, il fallait allonger entre 20 et 30.000 euros, produits compris. Lefevere était au courant, voyait les choses se passer et approuvait". Patrick Lefevere dément dans le quotidien ces accusations. Il admet uniquement avoir consommé, en tant que coureur, "sept à huit fois des amphétamines".
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