8 janvier 2007

Courtisé par les américains...
« Peut-être que je devrais vendre et devenir riche... »
Louis Garneau Sports est courtisée par les grandes sociétés du secteur du vélo, mais son président et fondateur a décidé de résister aux assauts des prétendants.
« Des Américains frappent à notre porte aux 60 jours. Peut-être que je devrais vendre et devenir riche, mais je veux laisser quelque chose d'autre que de l'argent à mes enfants et je crois fermement qu'il faut protéger le patrimoine industriel du Québec », soumet M. Garneau.
Et il ajoute : « Je ne veux pas dire plus tard que j'aurais dû essayer. Je veux essayer tout de suite. »
Selon le grand patron de l'entreprise fondée en 1983 et à laquelle il se consacre à temps plein depuis l'automne 1984, au lendemain des Jeux olympiques de Los Angeles, la moitié des 1300 produits de l'entreprise sont fabriqués au Québec et toute la recherche-développement est réalisée aux installations de Saint-Augustin-de-Desmaures, près de Québec.
« On ne peut pas arrêter la mondialisation, mais on peut faire en sorte de créer ici des emplois de plus haut niveau. Il faut s'adapter », dit-il.
Le partage de la richesse
Et il faut aussi savoir partager le fruit de sa réussite avec les moins fortunés, ajoute M. Garneau.
C'est pourquoi il a accepté un projet de biographie publiée cet automne et proposée par son ancien professeur de français, mais à la condition que tous les profits soient versés aux Petits frères des pauvres.
« Je travaille depuis sept ans pour réaliser la rénovation d'un chalet appartenant au gouvernement du Québec, sur les berges du lac Saint-Joseph. Je veux permettre à nos « vieux amis » d'en profiter. Je veux qu'ils aient droit aux mêmes odeurs et à la même eau que les gens riches du lac », soumet Louis Garneau.
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