24 janvier 2007

Le ministre des Sports invite
le cyclisme flamand à une table ronde

Le ministre flamand des Sports Bert Anciaux (Spirit) a convié, ce mercredi, le monde du cyclisme flamand à participer à une table ronde autour de la problématique du dopage. Le ministre veut inviter toutes les parties concernées dans la première moitié du mois de février, a-t-il annoncé mercredi dans un communiqué.

"Les dégâts qu'encourent actuellement le cyclisme menacent de devenir irrémédiables", estime Anciaux. "En tant que ministre des Sports je veux adopter des mesures draconiennes en faveur de la lutte contre le dopage. Je veux aller plus loin, mais j'appelle aussi le monde du cyclisme à prendre en même temps ses responsabilités. C'est la seule manière pour remporter cette lutte contre le dopage, ce qui constitue une absolue nécessité pour garantir l'avenir du sport cycliste."

Année charnière
D'après Anciaux, l'année 2007 sera très importante pour le cyclisme. "Ce sera une année charnière en terme de lutte contre le dopage. Nous travaillons d'arrache-pied sur une nouveau décret au département Medisch Verantwoord Sporten grâce auquel la réglementation flamande sera parfaitement conforme avec le code de l'AMA et les conventions de l'UNESCO. Mais nous voulons encore aller plus loin. Nos spécialistes planchent pour l'instant sur un certain nombre de mesures qui placeront aussi le monde sportif devant ses responsabilités. Parce que je désire pouvoir compter sur les équipes cyclistes comme nos meilleurs partenaires dans la lutte contre le dopage, je les invite cordialement via cette table ronde à participer à la réalisation de ma politique antidopage, " a fait savoir Anciaux.

Dans son communiqué, Bert Anciaux explicite les quatre mesures qu'il veut développer en 2007. En voici leur résumé :

1. Non seulement les sportifs fautifs, mais aussi des personnes de leur entourage, lorsqu'il est prouvé qu'ils ont joué un rôle actif ou passif au dopage, doivent pouvoir être poursuivis de mesures disciplinaires. Pour l'instant, seuls les membres d'un réseau de dopage peuvent être poursuivis pénalement, et retrouvent par la suite souvent très vite leur place au sein du monde sportif. De sévères peines disciplinaires (suspensions) devraient pouvoir éviter ce problème à l'avenir.

2. Le gouvernement flamand veut obliger les clubs sportifs flamands à mener eux-mêmes une politique de lutte contre le dopage via les fédérations sportives flamandes reconnues. Ainsi Anciaux veut instaurer une obligation d'annonce: toute personne qui serait au courant d'usage de l'utilisation de produits dopants au sein de son club serait tenue de transmettre l'information aux services antidopage du gouvernement flamand et au parquet.

3. Le ministre veut de plus rendre les clubs encore plus responsables dans la détection du dopage en créant pour chaque fédération reconnue une charte qui déterminerait précisément la stratégie interne de lutte contre le dopage à mettre en place par les clubs eux-mêmes. Là aussi, dans les cas avérés de dopage, des mesures disciplinaires menaceraient les clubs n'ayant pas accompli leur travail.

4. Enfin, le ministre veut introduire une règle pour les candidats repentis dans le nouveau décret du département Medisch Verantwoord Sporten. Ainsi les utilisateurs de produits dopants, qui feraient part d'informations utiles et relevantes au parquet et aux services antidopage du ministère, pourraient ensuite bénéficier d'une réduction de peine significative.


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Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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